Bienvenue dans l’Éducation National : le MEN, le Rectorat (mince j’ai oublié lequel) … ses acronymes à remplir un répertoire qui font croire qu’on bosse dans une agence spatiale low-cost, ses affectations annoncées la veille pour le lendemain, ses applications numériques toujours décalées et dépassées conçues manifestement sous Windows 95, son matériel en panne depuis toujours et ses disputes grotesques en salles des professeurs (aye! ça sent le prof Bashing ) et ses réunions où l’on débat passionnément des feutres Velleda.
Ajoutez à cela les enseignants qui débarquent « au talent », sans cours, sans préparation, mais avec cette énergie désespérée de quelqu’un qui découvre son emploi du temps en même temps que ses élèves. Et que dire des adolescents casés, « clichétés » comme dans les trombinoscopes ?
Bref, je n’ai pas tenu deux épisodes. Pourtant, j’aurais dû me méfier dès le pitch : un escroc qui infiltre un lycée et qui remplace un professeur en burn-out… À ce stade, ce n’est plus une fiction, c’est une propagande du ministre de l’Éducation Nationale pour désespérer les professionnels qui enseignent et se débattent à contre courant de la disparition programmée de l’Éducation Nationale. Allez voir "L'abandon" de Vincent Gareng.