Jdrama de 10 épisodes pour 7h50
Une série « feel good » qui redonne du tonus.
Sana est une jeune femme qui a vécu dans le besoin, n'a pas pu faire de longues études faute de moyens, mais a le rêve de créer une application qui puisse permettre à tous d'étudier gratuitement. Aidée de Jiro et Ko, deux amis ingénieurs en informatique, elle crée sa start up et développe son appli.
Après des débuts prometteurs, le nombre d'utilisateurs commence à baisser et les créateurs décident d'engager un ingénieur pour faire évoluer l'appli.
Ils rencontrent les candidats, dont Keito Morimoto, développeur morne et solitaire mais extrêmement brillant, et Satoshi Kotori, un cinquantenaire ancien directeur de banque qui souhaite se reconvertir et donner un nouvel élan à sa carrière. Le premier est immédiatement embauché, quand le second l'ait finalement aussi, mais par des chemins détournés.
Ces nouveaux arrivants vont dynamiser l'équipe, l'un par sa technique et l'autre par son empathie, son ouverture aux autres , sa volonté d'avancer...et ses méthodes « à l'ancienne » initialement raillées, mais au final efficaces.
Le drama nous immerge dans la vie de la start up et les actions de Sana pour tenter d'aller au bout de son idéologie de départ qui a servi de fondements à son entreprise : ouvrir la possibilité à chacun de pouvoir s'éduquer sans distinction d'age, de niveau, de statut social, et surtout sans avoir à débourser le moindre yen.
Elle ne sera jamais une suiveuse ni quelqu'un qui va subir les événements.
On va l'accompagner avec sa petite équipe dans leurs quêtes de financements (on ne se développe pas qu'avec des idées), leurs efforts pour trouver des partenaires et capter des adhérents sur la plate forme, réussir à se faire connaître...en fait tout le process pour développer et solidifier une nouvelle société.
Et pour accompagner ce process, les « bonnes manières » de diriger de la PDG, son sens de l'écoute, son ouverture au changement, son implication au travail, sa volonté d'avancer en entraînant les autres.
En filigrane, le drama met en avant les vertus permettant à un dirigeant de motiver son personnel : management participatif, organisation d’événements pour souder les équipes, attention portée au bien être des employés et à leur « droit à la vie personnelle »...tout ce qui s'oppose à un management directif et déshumanisé (« les salariés sont des pions »).
Mais absolument rien de rébarbatif dans tout ça, bien au contraire, car on est toujours dans la bonne humeur, l'entre aide et la convivialité. Même dans les moments difficiles, il y aura une lueur d'espoir à laquelle s'accrocher pour trouver une solution au problème ou « rebooster la machine ».
Les épisodes s’enchaînent sans temps mort. Pas d'action, ni de grands rebondissements, juste le plaisir de suivre une équipe attachante et l'envie de voir la suite. Le dernier épisode peut sembler un tout petit peu poussif, mais il a vocation à nous envoyer un dernier message, celui que quelque soient nos réussites, un bon accomplissement professionnel ne peut se concevoir sans accomplissement personnel, l'un ne peut pas se faire au détriment de l'autre.
J'ai globalement apprécié tout le casting, même si Yosuke Sugino (Ko) m'a semblé un petit peu en retrait de ses 2 partenaires principaux.
Mei Nagano (Sana) est pétillante et pleine de vie, une dirigeante qu'on rêve tous d'avoir en tant que manageure. J'ai découvert cette actrice (je l'avais manifestement déjà vue dans Keshin le Vagabond, mais ne m'en souvenais plus, elle avait 13 ans), et je suis tombé direct sous son charme.
Hidetoshi Nishijima (Satoshi Kotori) m'a également impressionné par sa présence et la justesse de son jeu, un acteur que j'ai envie de revoir
Riding a Unicorn est un drama qui fait souvent sourire, et surtout beaucoup de bien à la tête. Je l'ai regardé d'un seul trait et j'ai passé un excellent moment.