Dans la catégorie "œuvre visuelle contemplative où l'action est lente, mais on en prend plein la vue" je demande la nouvelle série Ripley !
Celles ou ceux qui se seraient aventurés dans la lecture de mes précédentes critiques, auront peut-être noté ma sensibilité pour la photographie de qualité dans les films ou les séries. Aucun problème pour moi si l'histoire prend son temps, à partir du moment où on m'en met plein la vue. Pari réussi pour Ripley et haut la main !
Pour commencer je tiens à préciser que je n'ai pas vu le film "Talentueux monsieur Ripley", je n'ai pas non plus lu le livre et je n'ai à ce jour pas l'intention de le faire. C'est donc en ne connaissant pas l'histoire, pas plus que ce que ne montre la bande-annonce du moins, que j'ai attaqué cette œuvre. Et bien ma foi, quelle claque !
Passons le scénario, le jeu exceptionnel d'Andrew Scott, les paysages italiens saisissants et l'intrigue d'un polar noir : tout est qualitatif.
Mais ce qui m'intéresse ici, c'est l'image. La beauté de cette série est unique. Chaque plan, qu'il soit d'action ou d'illustration, chaque plan aussi unique soit-il, pourrait faire une photo sublime à exposer. Chaque. P***ain. De. Plan.
Le noir est blanc est saisissant, un noir et blanc à l'ancienne, avec un noir profond et un blanc éclatant, mais en HD. C'est juste incroyable. Tout est (probablement faussement) éclairé à la lumière naturelle et la lumière elle-même fait partie à part entière de l'histoire (jusqu'à être un élément salvateur pour le personnage principal).
Les décors de ville et les paysages sont magnifiés, les éléments d'habitude anodins, comme un chat qui fait sa toilette dans un hall d'immeuble, sont majestueux. C'est simple, tout ce que je trouve beau dans la vie se trouve dans cette série : le noir et blanc, l'Italie, les années 60, Andrew Scott et les Fiat 500 (dans le désordre).
Un de mes coups de cœur 2024 qu'ilsera difficle de surpasser !