On ne peut trahir un serment que l'on s'est fait à soi, n'est-ce pas ? C'est pour cette seule raison que j'ai passé une dizaine d'heures derrière mon écran, à regarder d'une œil distrait les aventures de Conor dans une Irlande envahie par Rome.
Depuis que j'ai eu la chance (tout est relatif hein) de visionner la 'trilogie Batman' de Christopher Nolan je porte une admiration totalement démesurée à Heath Ledger. Et comme lorsque l'on aime on ne compte pas, mon coup de cœur m'avait fait jurer de voir toutes les œuvres dans lesquelles le bel Australien avait eu le temps de tourner.



* Aïe *



Commencer Roar c'est un peu comme se jeter dans un mur de ronces. Ce n'est pas agréable.
La caméra ne sait pas où donner de la tête, les effets spéciaux sont laids, le scénario ne semble pas trop précis, les chorégraphies de batailles sont moches, les acteurs sont pitoyables et les doublages vous achèvent (parce que c'est un combat vain que de chercher la VO de Roar).
Les défauts sont nombreux ; ce qui rend le temps d'adaptation à l'œuvre particulièrement long. Le premier épisode est même plutôt douloureux. Ce qui nous repoussait fini par nous plaire mais d'autres défauts s'ajoutent par la suite. On trouve notamment deux épisodes inutiles et complètement sans sens parmi les treize produits... mais le pire est que Caitlin, qui est une de nos protagonistes avec le plus de classe, n’apparaît plus pendant les derniers épisodes.



"Les plaisirs naissent au sein de la joie, et les passions leur prêtent des ailes"



(- Francis Bacon)
Roar est un plaisir coupable malgré tout. La présence d'Heath Ledger dans la distribution participe peut-être beaucoup à me charmer mais il n'y a pas que ça.
Une petite ambiance à La Petite Maison dans la Prairie plane sur cette Irlande sauvage. On s'attache finalement très vite aux personnages et à leur(s) aventure(s) - au point de ne pas lâcher le visionnage avant de les avoir vu festoyer leur victoire. La simplicité du scénario aide à se laisser glisser dans l'intrigue comme sur un "nuage de lait", il nous embarque donc dans sa petite fantasy discrète.



Arthur Pendragon et la Légende de la Sainte-Lance ! euh nan... Conor et la Quête du Saint-Graal... oh et merde hein !



Roar est une relecture de la fameuse 'Quête du Saint-Graal', un thème qui aura faire bouillir pas mal de neurones et user un bon nombre de plumes. Dans Roar chaque personnage cherche la Sainte-Lance et chacun pour une raison différente. La psychologie humaine est alors présentée sur une palette de nuances : pouvoir, vie éternelle, héroïsme, force, paix et même mort, cette arme maudite peut tout offrir.
Cette légende est mise en second plan (derrière le preux Conor) mais apporte son lot de rebondissements (parfois même trop) et est bien mise en scène par la réalisation. Discrète mais présente elle ajoutera à l'histoire du Viking une valeur plus mystique que la présence des "méchants Romains" qui, eux, apportent beaucoup plus de répétition au format.

LapinouBleu
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le 26 mars 2020

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