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pfff
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le 26 mars 2026
Avec "Rooster", HBO nous sert une comédie douce-amère sur un plateau d'argent, portée par un Steve Carell au sommet de son art.
Dans le rôle de Greg Russo, un auteur à succès un peu dépassé surnommé "Rooster" par ses étudiants, il navigue à vue dans les eaux troubles d'un campus universitaire post-#MeToo.
La série, créée par le duo derrière "Scrubs", Bill Lawrence et Matt Tarses, promettait un humour subtil et des personnages attachants, et sur ce point, le contrat est rempli.
L'intrigue se noue autour de la relation entre Greg et sa fille, Katie (Charly Clive), elle-même enseignante sur le campus.
Cette dernière traverse une crise personnelle et professionnelle après que son mari, Archie (Phil Dunster), l'a quittée pour une étudiante, déclenchant un scandale qui secoue la petite communauté universitaire.
Greg, invité comme écrivain en résidence, se retrouve malgré lui au cœur de ce vaudeville moderne, tentant de soutenir sa fille tout en essayant de comprendre les codes d'une génération qui n'est plus la sienne.
Attention, la suite de cette critique contient des révélations sur l'intrigue.
Là où "Rooster" excelle, c'est dans sa description des situations embarrassantes et des malaises sociaux.
Les tentatives de Greg pour se connecter avec les étudiants, souvent ponctuées de gaffes et de blagues qui tombent à plat, sont aussi hilarantes que touchantes.
Une scène de questions-réponses, où il est confronté à la perception que les étudiants ont de la représentation des femmes dans ses romans, est un petit bijou d'écriture qui met en lumière le choc des générations.
Cependant, la série n'est pas exempte de défauts. Si le casting est unanimement salué, le rythme peut parfois paraître inégal et certaines intrigues secondaires manquent de finesse. On sent que la série cherche encore son équilibre entre la comédie pure et le drame émotionnel, sans toujours y parvenir complètement.
Spoiler :
Le final de la saison voit Greg prendre une décision surprenante : il accepte un poste permanent à l'université, non pas pour la gloire, mais pour rester auprès de sa fille et, peut-être, pour se réinventer. Il se reconstruit à travers le lien qu'il tisse avec ses étudiants, notamment avec un jeune homme maladroit en qui il se reconnaît.
Cette conclusion, pleine de tendresse, laisse la porte ouverte à une deuxième saison que l'on espère plus audacieuse.
En somme, "Rooster" est une série "feel good" attachante qui vaut surtout pour la performance magistrale de Steve Carell. C'est une exploration drôle et spirituelle des relations père-fille et des mutations du monde académique, qui, malgré quelques faiblesses, saura vous charmer.
Créée
le 13 mars 2026
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La critique complète : https://marvelll.fr/critique-rooster-saison-1/
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