Scarpetta
5.5
Scarpetta

Série Prime Video (2026)

Voir la série

un casting prestigieux pour une série très moyenne

Nicole Kidman et Jamie Lee Curtis jouent dans une série policière mal distribuée, difforme et mal née, qui finit comme un crime contre les grands romans de Patricia Cornwell dont elle est issue. C’est un poche de gare passé à la machine à prestige hollywoodienne. Chaque moment complètement dingue rappelle agréablement qu’il ne faut rien prendre trop au sérieux. Il suffit de profiter de l’étrangeté. Kidman, elle, en profite clairement.

Même si Scarpetta m’a plus ou moins diverti comme série il y a de bonnes idées d’adaptation et quelques défauts macabres et prévisibles je serai curieux de voir si son public est enclin à la souplesse. La série alterne entre deux pistes de façon métronomique, leur accordant à peu près autant de temps, et il y a beaucoup d’éléments de preuve à suivre ; ceux qui regardent en consultant leur téléphone risquent de se perdre assez vite. Ce qu’on ne peut pas manquer, en revanche, c’est à quel point l’intrigue contemporaine a été conçue comme un feuilleton hystérique.

La chronologie des débuts, à l’inverse, est rationnelle et raisonnablement captivante : une enquête procédurale simple (bien que sordide), un mystère policier direct qui n’est pas bêtement ridicule selon les standards des drames de tueurs en série. La série est plus chargée en péripéties qu’une cabine des Marx Brothers, avec un pseudo-culte spirituel du deuil, des organes humains imprimés en 3D, une station spatiale tombée du ciel, des rivalités de bureau et des coups de cœur, et, sans oublier, des meurtres.

Cannavale est le MVP de la série : il ancre Kidman dans leurs scènes et Curtis dans les siennes, et semble, plus que la plupart de ces personnages, être quelqu’un qu’on pourrait croiser dans cette vie qu’on appelle le réel. En Kay plus jeune, Rosy McEwen porte les scènes situées dans le passé, et pourrait soutenir une série à elle toute seule.

Mais malgré la notoriété et le talent des acteurs, ils n’arrivent pas à tirer Scarpetta de sa fadeur pour en faire quelque chose de plus grand et de meilleur. Au final, on a une série de meurtres très correcte, avec un casting (probablement) très coûteux.

VinylToPixels
5
Écrit par

Créée

il y a 6 jours

Critique lue 64 fois

VinylToPixels

Écrit par

Critique lue 64 fois

2
1

D'autres avis sur Scarpetta

Scarpetta

Scarpetta

8

Jhon-Dream

32 critiques

Plus qu'une autopsie, une dissection de l'âme

Avec "Scarpetta", Prime Video ne nous offre pas seulement une énième série policière, mais une plongée viscérale dans la psyché d'une femme médecin légiste hantée par son passé. Oubliez les enquêtes...

le 13 mars 2026

Scarpetta

Scarpetta

5

VinylToPixels

1267 critiques

un casting prestigieux pour une série très moyenne

Nicole Kidman et Jamie Lee Curtis jouent dans une série policière mal distribuée, difforme et mal née, qui finit comme un crime contre les grands romans de Patricia Cornwell dont elle est issue...

il y a 6 jours

Scarpetta

Scarpetta

8

misteryo15

268 critiques

Bonjour,

Bonjour,Ayant lu quelques livres de Patricia Cornwell dans les années 90, j étais assez impatient de découvrir la série de Prime VideoDès le départ, Scarpetta offre un bon suspense, bien maîtrisé de...

le 12 mars 2026

Du même critique

Good Luck Have Fun Don't Die

Good Luck Have Fun Don't Die

8

VinylToPixels

1267 critiques

Une comédie apocalyptique sur l’IA

Dans ce qu’il a de meilleur, Good Luck, Have Fun, Don’t Die est un rêve fiévreux plein de rires, pourtant incroyablement sombre et poignant, qui plaide pour un avenir de l’IA plus sûr. La maîtrise du...

le 30 janv. 2026

Wonder Man

Wonder Man

7

VinylToPixels

1267 critiques

Un pas clair dans la bonne direction

Une série comme « Wonder Man » pourrait être le remède à la lassitude des super-héros dont le vrai Hollywood souffre depuis des années. En racontant des histoires plus intimes comme « Wonder Man »,...

le 28 janv. 2026

Reconnu coupable

Reconnu coupable

3

VinylToPixels

1267 critiques

Un thriller d’action pénible et sans âme

Pour un film aussi dépendant des écrans et qui maintient Pratt isolé, on pourrait croire que « Mercy » est un reliquat de l’ère COVID, socialement distancié, plutôt qu’une production de 2024. Un...

le 28 janv. 2026