9
le 8 juin 2015
SuivreSense9
Critique garantie sans spoilers mais 100% amoureuse, vous êtes prévenus! Véritable coup au coeur, cette série est tout bonnement un voyage terriblement humaniste . Ce lien qui se tisse (certains...
Quand les Wachowsky se sont mis au cinéma, ils ont sorti Matrix. Alors quand ils se mettent aux séries, faut s’attendre à un truc similaire.
Sense 8 c’est l’histoire de 8 personnages qui n’ont rien en commun, éparpillés à la surface du monde, qui du jour au lendemain vont être capable d’échanger leurs pensées, leurs sentiments, leurs souvenirs, leurs connaissances, entre eux. Et ils vont devoir apprendre à utiliser ce don pour lutter contre des méchants qui veulent buter les gens comme eux, car ils ne sont pas les seuls !!
Et le concept est poussé à fond, et dans tout ce en quoi il peut être utile. Car au-delà de cette quête principale qui va les contraindre à s’allier et à combiner leurs talents et échanger leurs places, chacun va intervenir dans la vie des autres pour les aider à régler leurs quêtes personnelles.
C’est donc une série très humaine, à base d’échanges et d’entraide, où des points de vue différents vont se confronter. C’est une série qui interagit presque avec son public.
On suit donc 9 histoires en même temps : celles de chacun, plus celle qui les lie. Et comme c’est les Wachowsky, c’est 9 fois la même histoire, la même histoire que dans Matrix ou Cloud Atlas. Apprendre à voir, maîtriser son monde, faire des choix, et accomplir sa quête. Alors comme c’est une série, tout n’est pas fini à la fin, il y aura des suites, mais disons qu’ils livrent ici une première bataille.
Niveau mise en scène, ça se traduit par la progression en parallèle de toutes les histoires, où chaque personnage atteint les mêmes points au même moment. A la manière de Cloud Atlas, c’est une déclinaison des mêmes histoires, des mêmes enjeux, mais le talent des deux réalisatrices (maintenant c’est des filles) fait qu’il n’y a pas de répétition.
Techniquement tout est niquel, lumière, cadrage, son, jeu d’acteur, timing, et les nombreux environnements donnent du cachet à la série. On a quand même droit aux USA, à l’Allemagne, à l’Inde, à la Corée, à la Nairobi, au Mexique, à l’Angleterre, et à l’Islande ! C’est un peu un Game of Thrones en mieux où les personnages pouvaient se téléporter dans les différentes régions pour parler entre eux.
Alors est-ce qu’il y a des défauts ? Ben faut vraiment pinailler pour les trouver, mais c’est vrai que j’ai eu du mal en entrer, il m’a fallu aller jusqu’à l’épisode 3 avant de commencer à tout avaler. Le rythme est assez lent, basé sur les dialogues et les émotions, presque mélancolique. Après chaque personnage a son genre d’ambiance, l’acteur mexicain a droit à plus de dynamisme que la DJ islandaise, déjà de part leur histoire personnelle et leur état d’esprit.
C’est donc une série à voir absolument. Le concept déglingue et est parfaitement exploité, chaque épisode parvient à renouveler son utilisation. Les acteurs incarnent à la perfection des personnages super bien écrits et très profonds, les enjeux sont forts tout en restant personnels, et comme c’est les Wachowsky il y a toujours quelque chose à tirer des situations et des dialogues exposés. C’est une grosse tuerie sa mère.
Mais Kaamelott reste la meilleur série de tous les temps.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.
Créée
le 27 mai 2016
Critique lue 374 fois
9
le 8 juin 2015
SuivreCritique garantie sans spoilers mais 100% amoureuse, vous êtes prévenus! Véritable coup au coeur, cette série est tout bonnement un voyage terriblement humaniste . Ce lien qui se tisse (certains...
7
le 24 juin 2015
SuivreIl est difficile de parler et de juger la série des Wachowski (du moins cette première saison). La première chose à dire, c'est qu'à l'évidence nous sommes vraiment chez les Wachowski, tant on arrive...
4
le 20 mai 2016
SuivreQuand un film ou une série me fait réagir, j'aime prendre une feuille et y noter mes commentaires et remarques. L'exercice est rare, mais je sais qu'il débouchera systématiquement sur une critique...
9
le 22 oct. 2015
SuivreJ'avais dit qu'Avengers 2 était le divertissement ultime? Ben Mad Max, c'est le divertissement suprême! Là où Avengers te faisait plaisir et te ménageait, Mad Max te viole et te roule dessus. C'est...
7
le 22 oct. 2015
SuivreJ'avais dit que le remake américain était pourri... je maintient, et je vous encourage à regarder la version thaïlandaise originale, qui prouve qu'un bon scénar ne fait pas forcément un bon film. Il...
8
le 11 janv. 2017
SuivreCigarettes et chocolat chaud c’est l’histoire de Didier qui élève seul ses deux filles de 13 et 9 ans, d’une manière que l’on peut qualifier de « anarchico-fun », ce qui alerte les services de...