Silicon Valley est une chouette surprise. J'avais déjà adoré, dans le même genre la série britannique "The IT Crowd", été bluffé par l'excellent (mais flawed) "Halt and catch fire" et j'avoue que je pensais que cette série-ci allait être un peu du réchauffé. Et bien pas du tout, elle est aussi fraîche aujourd'hui que l'était les autres, avec en plus un angle intéressant sur le monde de la startup californienne.
"Silicon Valley" nous donne à découvrir ce milieu étrange qu'est l'incubateur californien, d'où sont supposés sortir les dernières innovations de la cyber-tech. On suit ici quelques geeks très motivés, en particulier un petit génie de la compression de fichiers qui invente un système si révolutionnaire qu'il doit en toute logique le rendre richissime. Curieusement cette série commence ainsi là ou bien d'autres aurait arrêté. Car loin d'acquérir la richesse à laquelle il peut justement prétendre, Richard, notre grand dégingandé timide et maladroit, va se heurter à toute la faune qui rode autour de gens comme lui, prêts à tourner le talent d'un autre en monnaie sonnante et trébuchante ou à combattre son projet.
La série nous propose un chouette cours geek 101 qui nous fait gravir les sommets de la spéculation technologique, avec tous les rapaces et les gourous qui caractérisent ce milieu (beaucoup de parodies ici, avec un Steve Job de pacotille , le Némésis de Richard, assez marrant) . La particularité de Silicon Valley est son focus sur l'argent ici, plus que sur la technologie. On rencontre les financeurs des geeks de la valley , ceux qui jouent gros, ceux qui perdent, les parasites et les gros poissons. On fréquente les grands forums, on assiste aux lancements de produits etc... Tout un univers passionnant est assez bien explicité, je trouve.
Bon c'est très potache tout ça, avec force gags pas toujours subtils, mais joués avec enthousiasme par des acteurs qui se font plaisir, clairement . Le remarquable Zach Woods, déjà vu dans "In the Loop" est excellent dans un rôle en or. Et si le jeu de l'acteur principal Thomas Middleditch peut fatiguer un peu, son comparse sataniste fou Martin Starr, assure les arrières. Vous reverrez ces bobines dans pas longtemps au ciné je suis sûr. La saison 6 commence à peine, essayez donc guys et guyzettes!