Une série israélienne qui se déroule à Eilat dans le fin fond du pays, au bord de la mer rouge et du désert… et c’est clairement dépaysant, déroutant et souvent énigmatique. Si cette série s’appelle « Sirènes » et s’il est question effectivement de sirènes et de toutes les superstitions et légendes qui s’y rattachent, la série réussit le tour de force de ne jamais prononcer le mot « sirène » pendant les deux saisons…
C’est comme si dans X-Files, on ne prononçait jamais le mot « extra-terrestre » quoi qu’il advienne ! et pourtant, c’est bien de ça qu’il s’agit et non pas d’une sirène mais de plusieurs… L’angle d’attaque choisi se veut très réaliste, ceci expliquant cela, et se présente comme à la fois une enquête policière et une histoire de famille aux lourds secrets.
Cela étant, comme dans un X-Files, la frontière avec le fantastique (et le fantasque) est ténue et au fil des 2 saisons, chaque réponse apporte à chaque fois son lot de nouvelles questions… C’est globalement assez embrouillé, voire invraisemblable et la conclusion certes poétique tombe abruptement comme un cheveu sur la soupe à la toute fin de la saison 2, en contradiction avec le cheminement psychologique de l’actrice principale.
En tout cas, les acteurs et actrices sont fort convaincants et la dimension psychologique est assez bien développée. Paradoxalement, c’est une série qui brille davantage par ses personnages impulsifs, parfois tarés que par son histoire elle-même. Des grandes gueules et des engueulades, de la colère, du dépit et des hauts cris : on a souvent le sang chaud par ici ! Une série sympathique donc, à l’ambiance intrigante et étrange bien que souvent perfectible.