Au vu de la hype autour de ce manhwa sud-coréen ultra-populaire, on est à peine surpris d'en voir une adaptation. Le studio A-1 Pictures s'y colle, bien habitué à ce style de production fantastique. À la façon d'un Pacific Rim, des portails sont apparus dans le monde, menant sur un univers digne d'un MMORPG. Certains humains ont évolué génétiquement et acquis des pouvoirs pour pouvoir affronter les monstres de tous types qui s'y trouvent. Ils effectuent donc des raids pour fermer ces portails, face à des vagues d'ennemis et dans la même mécanique que les jeux de ce type (quêtes, points d'améliorations, inventaires, classes,...). Pour hyper un peu le spectateur, le protagoniste est parmi les plus faibles du monde et, de par sa ténacité, se voit un jour doté d'une compétences dépassant toutes celles connues (ce n'est pas le "one for all" de MHA). On a donc le cheminement classique où il maitrise son pouvoir et fait fermer des bouches.
Ces premiers épisodes ne sont pas très originaux, pour le coup, et manquent surtout d'un enjeu principal. On se contente du quotidien du héros et des péripéties qu'il rencontre. Comme la majorité des animes isekai, ça tourne vite en rond, c'est prévisible et seuls les combats de boss pour faire grandir le personnage revêtent d'un peu d'intérêt. D'autant plus que la patte graphique est très conventionnelle, tout comme les manifestations des pouvoirs ; on peine à y déceler une esthétique aussi particulière que le dessin du manhwa. Seule exception, c'est aussi violent et sanglant qu'un Goblin Slayer. Hiroyuki Sawano, à la musique, ne se démarque pas tellement non plus. Toutefois, en arrivant sur les trois derniers épisodes, on note une différence dans le récit et le rythme. Ainsi l'épisode 10 amène une dimension plus politique plaisante, tandis que le diptyque 11 & 12 hausse clairement la qualité du dessin, les enjeux, et le statu quo du héros, donnant clairement envie de découvrir la suite des aventures.