Somebody Somewhere
7.4
Somebody Somewhere

Série HBO (2022)

Voir la série

S1.

Il n’y a pas que de grosses cylindrées chez HBO, il y a aussi ces petits programmes dont fait partie Somebody somewhere et cette première saison de sept épisodes de trente minutes.


L’histoire de Sam, quadra en pleine crise existentielle, originaire d’une petite ville du Kansas, qui est revenu près de sa famille, pour le décès de sa sœur. Asociale, incapable d’identifier ce qu’elle aime, elle se réfugie principalement sur son canapé, avec ses bières et ses chips.


On y suit ses relations avec ses parents (dont une mère alcoolique) et son autre sœur. En parallèle, elle cherche du boulot, revoit d’anciens camarades et avec l’un d’eux, Joel, tout aussi lunaire, intègre une communauté religieuse et des soirées queers.


Écrit par les frères Duplass (qui avaient déjà œuvré sur la très belle série Togetherness) Somebody somewhere est une jolie peinture de personnages, d’une famille, d’un village, portée par Bridget Everett, qui vient du stand-up et qui est absolument formidable.


S2.

On retrouve l’élan et la simplicité de la première saison, qui caractérise bien l’univers des frères Duplass, surtout producteurs ici. C’est une belle série sur la famille, celle qu’on a et celle qu’on se crée, une belle série sur l’amour et l’amitié, sur le deuil aussi. Et une belle série sur le trou du cul du Kansas. C’est Manhattan mais évidemment pas celui de New York, pas celui qu’on connaît.


C’est l’un des grands plaisirs offerts par Somebody somewhere : on est tellement abreuvé de films ou séries construits sur de gros rebondissements, un super pitch, des interprétations à récompenses et une volonté d’attraper le chaland et ne plus le lâcher, qu’il est bon d’assister à tout le contraire. Pas un seul personnage qui soit foncièrement antipathique, ici. Et à l’inverse, pas de héros non plus.


Une série qui ne cherche jamais à tout surjouer. Une série où le plus gros rebondissement de la saison c’est quand Sam apprend que son meilleur ami lui a caché sa relation amoureuse avec le type de la paroisse. Ou quand Sam comprend que sa sœur était au courant avant elle du cancer de leur grande sœur. La vie, quoi. L’épisode cinq est un déchirement, par ailleurs.


Mais Somebody somewhere c’est aussi tout un tas de petites choses – de la vie, toujours – anodines, légères ou non, agréables ou non, ces petits moments qui font les journées, ces discussions qui font l’amitié. Tout ce qui se déroule autour du duo Sam / Joel concentre les meilleures inspirations de cette saison : cette scène de réconciliation dans l’église, mon dieu.

JanosValuska
7
Écrit par

Créée

le 10 déc. 2024

Modifiée

le 15 sept. 2025

Critique lue 86 fois

JanosValuska

Écrit par

Critique lue 86 fois

D'autres avis sur Somebody Somewhere

Somebody Somewhere

Somebody Somewhere

9

Les gens sans étoiles ...

Un travail remarquable en bien des points .Original, drôle ,et subtil . Un duo d' acteurs et une ribambelle de rôles annexes très attachants .Tout cela sans moyens financiers , une mise en scène...

le 3 juin 2023

Somebody Somewhere

Somebody Somewhere

9

CritiqueMaven

680 critiques

Une comédie douce-amère qui touche au cœur

"Somebody Somewhere", diffusée sur HBO en 2022, est une série comique dramatique qui explore les subtilités de la vie en province avec une tendresse et une honnêteté remarquables. Avec une note de...

le 7 août 2024

Somebody Somewhere

Somebody Somewhere

8

Rahelah

21 critiques

Don't give up

Cette série n'est pas extravagante, personne n'en parlera, mais si vous avez un besoin de tendresse laissez vous porter par cette ode à l'amitié.

le 13 mars 2022

Du même critique

La Maison des bois

La Maison des bois

10

JanosValuska

2964 critiques

My childhood.

J’ai cette belle sensation que le film ne me quittera jamais, qu’il est déjà bien ancré dans ma mémoire, que je me souviendrai de cette maison, ce village, ce petit garçon pour toujours. J’ai...

le 21 nov. 2014

Titane

Titane

5

JanosValuska

2964 critiques

The messy demon.

Quand Grave est sorti il y a quatre ans, ça m’avait enthousiasmé. Non pas que le film soit  parfait, loin de là, mais ça faisait tellement de bien de voir un premier film aussi intense...

le 24 juil. 2021

Drunk

Drunk

5

JanosValuska

2964 critiques

Alors, on danse ?

Le nouveau Vinterberg s’appuie sur une citation de Kierkegaard puis sur un postulat théorique ô combien provocateur, tiré d’un psychologue norvégien, considérant qu’il manque à chaque être humain...

le 6 déc. 2020