A L'annonce improbable d'un spin off de Spartacus, j'ai été très sceptique. Une série phare décomplexée de 2010 qui revient sur le devant de la scène avec une histoire à dormir debout. Faire revenir un personnage décédé pour en faire une série à part entière, c'est un pas de plus vers le n'importe quoi scénaristique. On dépasse les limites d'un reboot, d'un remake. C'est portes ouvertes à toutes les imbécilités futures. Allez, on va faire "et si Oberyn Martell avait survécu?", "et si Shane n'avait pas vrillé et était parti de son côté dans The Walking Dead", etc...Ca en devient pathétique.
Avec un 6/10 que je lui accorde après avoir l'intégralité des 10 épisodes de cette saison 1, qu'est-ce qui fait que j'ai finalement adhéré plus au moins? Surtout avec une première moitié assez désastreuse à tous les niveaux. Dans la série originelle, nous avions un contingent de personnages attachants, charismatiques et une histoire qui se tenait avec la légende de la rébellion de Spartacus et des siens. Ici, ça se compte sur les doigts de main. Ashur est un calculateur, manipulateur, tous les gladiateurs excepté Celadus et le doctore Korris sont transparents. Les personnages féminins sont quasiment toutes des vipères et détestables. La fameuse Achillia est creuse et clichée. Aucun attachement. On a notre lot de sexe, de violence exacerbée. Les antagonistes ne sont pas mieux, Proculus, César notamment. Les frères Ferrox, 3 nains d'un ridicule absolu, tant par l'attitude de débiles profonds que leurs lignes de dialogues qui sort d'une cours de récré entre gosses sans éducation.
Et puis...Les 4 derniers épisodes donnent enfin quelque chose de valable. On est évidemment loin du chef d'oeuvre, pas à la cheville non plus du Spartacus de 2010, mais néanmoins, il y a quelques revirements, de complots et un final efficace qu'on peut lui pardonner des débuts rempli de maladresse et d'intérêt plus que douteux. On se surprend à rester devant l'écran, le plaisir coupable de 2026 est là et on attend une saison 2 dans la plus grande décomplexion.