''...Public a qui il ne faut jamais présenter des parfums délicats qui l'exaspèrent, mais des ordures soigneusement choisies.''
Charles Baudelaire
Rien de nouveau sous le soleil. Énième connerie commerciale appâtant le chaland avec 4 éléments de caniveau : Surenchère de situations flattant le voyeurisme, combats grotesques stylisés, flots de sang et dysenterie verbale. Les personnages principaux sont laids et détestables, aucun ne suscite la moindre sympathie, le minimum d'attachement donnant une petite raison de les encourager. On ne peut même pas espérer qu'ils crèvent, la production étant capable de les ramener à la vie. Après Spartacus le gladiateur thrace, on a maintenant Achillia, une gladiatrice aux messages explicites.
Pauvre cinéma totalement à court d'idées, mais avec un savoir-faire toujours intacte, celui de la pirouette, à but lucratif. La décapitation est habituellement un truc mortel dans 100% des cas, 100% mais pas quand on a besoin de faire une suite 15 ans plus tard. On justifie d'emblée le pourquoi du comment de la résurrection d'Ashur, avant qu'on ne le fasse se réveiller, entre 2 paires de nichons, la tête bien sur ses épaules. Au sujet des nichons, il semblerait que les romains pratiquaient la pose d'implants mammaires et que Messia soit passée sur le billard, ou alors c'est Lucrécia qui a encore décidé de modifier le cours des choses.
Vu 2 épisodes, péniblement, aller au bout à été une épreuve.
Fin de l'épisode 1 déboule Achillia, une esclave, aux sourcils épilés, environ 55 kg, noire. Bien qu'enchaînée, elle va direct infliger une branlée à un groupe de soldats, 4 d'un coup. Elle m'a fait penser à la fille de la pub L'OR Grains Absolu, mais en laide. Avant ça on aura eu droit à d'autres combats chorégraphiés, dont celui, gratiné, d'un gladiateur contre 3 nains, ces derniers auront le dessus. L'un, Manneken-Pisus, va se prendre pour une fontaine, sortir son Johnson en plastique et pisser sur sa victime.
Episode 2, de la merde du début à la fin. Achillia prend la pose, Achillia grimace, Achillia mange, Ashur éructe...Des scènes de cul sans queue ni tête, des bites en veux-tu en voilà. Pour être dans le vrai, des prothèses, généreuses, tant qu'à faire. Une qui va être en joie c'est notre Sandrine Rousseau nationale. Le summum de l'épisode arrivant avec une baston nocturne entre Achillia, qui faisait un peu de rab d'entrainement, et 2 gladiateurs, blancs et avinés, qui, semble-t-il, souhaitaient la sodomiser. S'en suit donc une ixième grotesque scène de combat d'Achillia, qui ne marque pas, malgré ce qu'elle prend. Bien évidemment elle va corriger les jeunes gaillards, avec ses petits poings, parce qu'elle ne veut pas et qu'elle le vaut bien. Comme elle n'apprécie pas trop Médicus, sans r, qui s'était foutu à poil, elle va le retourner, comme une crèpe, passer la main sur l'espèce de machin qui pendouille entre ses jambes, qu'au maquillage on doit estimer être un service 3 pièces classique, et bizarrement, tout le paquet va y passer, avec plus de facilité que si elle avait retiré la peau à une banane. Certes, il semblait curieux son bâton de berger, mais quand même, il ne devait pas être bien accroché.
Suivra cette déclaration d'Achillia '' L'homme trouve enfin sa place, jambes écartées et sans queue''.
Bon allez stop pour moi, trop de créativité, d'émotions nouvelles.