Spawn
7.5
Spawn

Série HBO (1997)

La critique vise essentiellement la version vhs éditée par TF1

Un soldat de la CIA, assassiné au cours d’une mission, renaît monstrueusement des flammes de l’enfer après avoir conclu un pacte avec Malebogia, un démon, qui consiste à revoir sa femme Wanda en échange de la direction de l’armée des Ténèbres sur Terre. Mais voilà, l’homme amnésique derrière le masque se réveille pour le bien de son identité qui ira à l’encontre des principes édictés par son maître.

Somptueuse adaptation de la bande dessinée de McFarlane en animation quelque peu gâchée par les manœuvres toutes puissantes de TF1 qui a concentré les six épisodes de la saison 1 en un long métrage honteusement dépouillé de sa noirceur graphique, substituée par une consensualité vendable auprès d’un public fervent de programmes animés enfantins. Scènes coupées, intrigues secondaires enlevées, recadrage osé, violence aseptisée, rien ne manque à l’appel de cette réappropriation abusive de l’œuvre qui, heureusement, n’empêche pas la croisade grandissante de ce phénomène de foire au centre d’un obscur complot impliquant tous les protagonistes dans une chasse aux fantômes du passé.

La ligne infime entre le bien et le mal cultive chez Spawn une certaine confusion dans son esprit constamment mis en procès et mis à l’épreuve par les flashbacks de sa vie consumée par son propre devenir. En étalant toute la richesse de l’animation au service de Spawn, elle exprime au mieux sa dualité dans diverses figures imagées à un niveau égal avec le réalisme saignant, prononcé dans l’environnement glauque du verso de New York.
Les jeux sont faits à peu de choses, l’âme vadrouille tandis que l’échiquier commence à prendre forme, Spawn s’avère être le pion le plus coriace, une arme maîtresse de sa majesté les Ténèbres qui se distingue par la capacité d’user de son instinct le guidant contre vents et marées vers le chemin du repentir.
TF1, désireuse de sucer l’œuvre jusqu’à la moelle, a quand même été tenue en respect par une charge graphique indomptable.
John_Irons_Stee
8
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Créée

le 23 oct. 2013

Critique lue 482 fois

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