Basée sur le Spider Noir des comics Marvel, cette nouvelle série nous plonge dans le New York des années 30 aux côtés de Ben Reilly, détective privé vieillissant et justicier masqué. Et autant commencer par ce qui fonctionne le mieux : l'ambiance.
Visuellement, "Spider Noir "est une réussite. Proposée en deux versions — noir et blanc ou couleurs saturées — la série trouve sa véritable identité dans le noir et blanc. Ce choix renforce l'atmosphère de polar mélancolique et donne à l'ensemble un cachet presque intemporel. Chaque ruelle, chaque bureau enfumé, chaque faisceau de lumière semble sortir d'un vieux film hollywoodien.
Autre réussite majeure : Nicolas Cage. Parfaitement à sa place, il incarne un Ben Reilly usé par la vie avec une présence magnétique. Entre gravité, mélancolie et ironie mordante, il apporte une véritable épaisseur au personnage. Sans lui, la série perdrait sans doute une bonne partie de son charme.
Mais derrière cette esthétique léchée se cachent quelques faiblesses. Le principal problème reste le rythme. Plusieurs épisodes s'étirent inutilement et s'empêtrent dans des intrigues secondaires peu captivantes. Là où l'on attend davantage de tension ou d'enjeux, la série préfère parfois tourner en rond. Gare à l'ennui.
Les amateurs d' action et de super pouvoirs risquent d'être déçus . "Spider Noir" ne cherche pas à multiplier les prouesses spectaculaires. La série utilise plutôt son héros comme prétexte à un hommage aux grandes heures du film noir. Un hommage souvent réussi, certes, mais qui privilégie l'atmosphère à l'adrénaline.
Au final, Spider Noir séduit davantage par son style que par son récit. Une série élégante, portée par un Nicolas Cage impeccable, qui tisse une belle toile visuelle mais laisse parfois son spectateur empêtré dans quelques longueurs