Saison 1 : Après un générique à chier, on découvre des personnages vraiment attachants, beaucoup plus humains, cumulant de nombreuses tares, plus proches de nous en fait ; ils sont encore loin de l’humanité du 24ᵉ siècle. S’ajoutent à cela les débuts de Starfleet, la Fédération qui n’existe pas encore et les Vulcains qui freinent le programme de distorsion. Tout cela me semble génial et ouvre des possibilités infinies pour de bonnes histoires. Après le générique donc (un vrai calvaire pour les oreilles), l’épisode pilote démarre sur les chapeaux de roues pour finir en eau de boudin... et ce sera comme ça tout au long de cette première saison. Les personnages n’évoluent pas, l’écriture est très moyenne, voire catastrophique, certains épisodes sont nullissimes. Malgré tous ses défauts, la saison se laisse regarder avec de rares bons épisodes, comme Shuttlepod One, et se termine avec une grosse bouse nommée Shockwave - Part I. Une lueur d’espoir néanmoins : on se souvient que toutes les franchises Star Trek ont toujours été lentes à démarrer. Hélas, la saison 2 va vite nous faire déchanter.
Saison 2 : À part quelques rares épisodes potables comme Carbon Creek, le reste est d’une indigence extrême. Des scénarios sans queue ni tête et des épisodes d’une pauvreté absolue, comme A Night in Sickbay. Ajoutez à cela un acteur médiocre (Anthony Montgomery), une enseigne aussi fade qu’un pudding anglais, des incohérences à vous dresser les cheveux sur la tête, et vous aurez la plus mauvaise saison de l’histoire de Star Trek.
Saison 3 : Après la catastrophique saison 2, la franchise sort la tête de l’eau avec cette saison basée sur une immense trame. Malgré son rapport direct avec le 11 septembre, un aspect beaucoup trop violent pour du Star Trek, quelques scènes à gerber, des incohérences pénibles et un précepte caricatural du méchant contre le gentil, cet arc Xingis tient la route et se laisse agréablement regarder. Les personnages sont attachants, notamment le trio T’Pol, Archer et Trip (qui n’est pas sans rappeler celui de Kirk, Spock et McCoy), et qui nous fait oublier les deux pires personnages de l’histoire de Star Trek : les Enseignes Sato et Mayweather.
Saison 4 : Un immense regret que ce soit l’ultime saison, car la série commençait enfin à être vraiment intéressante, mais Paramount en a décidé autrement. Les épisodes s’enchaînent, certains vraiment excellents, d’autres moins bons, mais l’ensemble est dans la plus pure tradition trekkienne. Pourquoi ce mieux, me direz-vous ? Hé bien, comme le dit si bien un scénariste dans un bonus de TNG : « De quoi parle Star Trek au fond ? De moralité ! ». Les scénaristes se recentrent donc sur les personnages et abordent plus souvent les questionnements et dilemmes moraux si chers à cette série.
Quarante ans de Star Trek, plus de 700 épisodes et 12 films s’achèvent ici, et c’est bien triste. Les films et séries qui suivront n’en porteront que le nom.