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284 critiques
I've seen better things
Et pourtant, elle avait tout pour me plaire, cette série, avec sa gueule d'hommage ambulant au cinéma des années 80, de la typo du titre (typique) à l'ambiance groupe de gamins post...
le 18 juil. 2016
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Stranger Things est tout d'abord l'enfant naturel de l’œuvre de Stephen King, mâtiné d'une louchée de Spielby 80's. En effet, l'on y retrouve le thème de deux de ses romans traitant de l'enfance:
Firestarter (une gamine échappée d'un laboratoire en lien avec une Agence Gouvernementale),
It (une bande de gamins rejetés par leurs pairs, vont être amenés à frayer avec une créature impensable).
Mais là où It nous propulsaient dans les 50's (jeunesse de Steve-O), Stranger Things nous renvoient dans les 80's (les Duffer Bros sont nés en 1984).
Et tandis que Bev et ses potes se trouvaient aux prises d'une créature E.T prenant l'apparence de leurs pires cauchemars, Will et sa bande vont plonger dans une double réalité où des créatures (sans origines apparentes) tentent d'investir leur petite ville de Hawkins (mix entre le Derry du roman de King et les banlieues chère à Spielby).
Cependant, la bourgade de Hawkins n'a plus vu d'événements tragiques depuis des lustres, au contraire du Derry de King, ville maudite si l'en est...
La saison 2 ira même plus avant dans l'hommage à It, en introduisant une gamine rousse (bonjour Beverly Marsh !) qui rejoindra le Looser's Club bis.
Ayant été un enfant des 80's, j'apprécie forcément beaucoup, l'ambiance visuelle et sonore de cette série.
Entre les affiches de films:
(The Thing, Evil Dead, Jaws...),
la musique (Eurythmics, The Clash...),
les références à King donc, les Goonies (surtout via la présence de Sean Astin dans la saison 2),
Alien (surtout la saison 2) et Poltergeist (la disparition inexplicable d'un(e) enfant dans sa propre maison) et tant d'autres - sans oublier les codes vestimentaires et décoratifs - je me suis senti comme à la maison !
Mais Stranger Things, ce n'est pas que ça, heureusement.
Au-delà de tous ces emprunts/hommages à la pop-culture des 80's, c'est aussi une écriture finement ciselée, une production design fort réussie, un acting parfait et une B.O franchement chouette (rien que le thème principal du duo Kyle Dixon et Michael Stein, vaut son pesant de cacahuètes).
Mais plus que tout, il y a une révélation incontestable dans ce show.
Cette révélation, c'est la jeune Millie Bobby Brown qui est - à mon humble avis - l 'une des enfants-actrices la plus prometteuse que j'ai jamais eu l'occasion de voir sur un écran (mais on va revenir là-dessus avec l'update de janvier 2026...).
Dégageant une gravité adulte incroyable, elle s'approprie toutes les scènes où elle apparait (pourtant bien entourée) et fait montre d'un jeu complexe et ce, de manière tout fait naturelle.
Avec une économie de mots remarquable, Millie fait tout passer via son regard d'une expressivité intense.
Stranger Things ne puise pas que dans la nostalgie des 80's, puisque s'inspirant aussi de l'univers de Silent Hill par le biais du Upside-Down World, ainsi que par ces simili-flocons de neige qui tombent éternellement. Dans cet univers parallèle sévit une créature vorace (hélas desservie par des CGI perfectibles et un design peu inspiré) qui chasse dans le monde réel et emporte ses proies de " l'autre côté".
Saison 1:
Will (Noah Schnapp, un gamin d'une dizaine d'années) est donc emporté "là-bas", laissant sa mère Joyce (la revenante Winona Ryder) et son frère Jonathan (Charlie Heaton) complètement désemparés face à ce qui parait être une disparition "classique".
En classique, j'entends "crédible dans la réalité", mais cela ne le sera plus assez rapidement.
Le Chef Hopper (David Harbour) amené à enquêter sur cette affaire, refusera dans un premier temps de croire aux idées "farfelues" de Joyce, quant au fait que son fils lui parle par le biais des ampoules électriques (il faut voir la série pour comprendre la chose).
Dans le même temps, apparait Eleven ( Millie Brown, donc) - fillette androgyne de 11 ans aux cheveux ras - qui semble avoir certaines aptitudes bien loin de la normale et activement recherchée par le Dr Brenner (excellent Matthew Modine, un peu sous-exploité sur la fin)...
Il y a aussi les 3 copains de Will: Justin (Gaten Matarazzo et sa trogne so 80's), Lucas (Caleb MacLaughlin) et Mike (Finn Wolfhard), qui tentent d'en savoir plus sur le sort de leur ami.
L'histoire implique aussi la sœur ainée de Mike - Nancy, interprétée par l'irréellement frêle Natalia Dyer - qui fera la connaissance de Jonathan, mais d'une manière peu conventionnelle...
Riche en rebondissements, Stranger Things m'a tenu en haleine jusqu'au bout et brille à mes yeux comme l'une des meilleures surprise de ces 10 dernières années, voire plus.
Mais sans Millie/Eleven, cette série aurait eu un goût quelque peu différent, tant celle-ci fascine par sa présence et son jeu incroyable.
Quoiqu'il en soit, cette saison inaugurale est tendre et spontanée, comme un morceau d'enfance qu'on nous auraient emprunté...
Saison 2:
C'est long d'attendre, mais la seconde partie est enfin là !
L'effet de surprise passé, on retrouve donc tous les protagonistes avec joie, comme si l'on retrouvant des amis perdus de vue pendant...ben, 1 an, quoi !
Bilan: un brin mitigé...
Pour les griefs, je citerai:
Billy (Dacre Montgomery) - le demi-frère de Madmax - me semble une sorte d'échappatoire, pour combler le manque d'inspiration global. En effet, virez-le du récit et vous n'aurez aucun problème à suivre tout le reste, excepté pour le trauma futur de Max.
L'arc narratif concernant le Mind Flayer semble prometteur - son apparition dans un orage électrique orangé est des plus saisissants - mais malheureusement, celui-ci n'apparaitra que très peu et ce, dans les visions du Upside-Down. A la place, nous aurons droit à ces créatures quadrupèdes - réminiscence de celle vu dans la saison 1 - qui sentent toujours les CGI pas totalement maitrisés.
La maison des Byers trouve une nouvelle" décoration" dans le même style que précédemment -ici des ampoules, là des dessins courant sur tous les murs- donnant une furieuse impression de déjà-vu un peu pénible.
Encore une fois, c'est le pauvre Will qui va se retrouver le point de mire de ce fameux Upside-Down, enfonçant cette désagréable sensation de recyclage de la saison 1.
On y fait connaissance avec Kali (Linnea Berthelsen) - liée étroitement avec le vécu d' Eleven - dans le totalement inutile et ridicule épisode 7, essayant de nous présenter des outcasts "bad-ass", mais ils sont bien plus "ass" que "bad", la faute à une caractérisation totalement à côté de la plaque, d'un surjeu indigne des standards de la série (S01 et 02, donc)d'une ambiance n'ayant rien à voir avec le reste des autres épisodes et rendant même Eleven ridicule avec son look euh "bad-ass" vu via le prisme d'un bourgeois bien coincé du cul n'ayant aucune notion de ça !
Virez cet épisode de l'arc narratif principal et hop !, on ne s'en rend même pas compte (les quelques infos importantes pouvant être présentés en moins de 10 minutes...) et d'ailleurs, Kali disparait jusqu'à la saison finale et les autres membres du gang: Pfffuit!, circulez, y a plus rien à voir !
Fort heureusement, il y a d'excellentes chose:
L'introduction utile du personnage de Maxine "Madmax" Hargrove (Sadie Sink), qui va mener à un triangle amoureux plutôt intéressant,
Le personnage de Jim Hooper va gagner en profondeur grâce à son rôle de protecteur.
Le personnage de Bob (Sean Astin) - nouveau petit ami de Joyce Byers - qui sous ses dehors quelque peu effacés, saura apporter de jolies scènes et ce, malgré le fait qu'on ne lui laisse que cette unique saison pour exister.
En résumé, cette S02 pêche par un manque flagrant d'originalité, recyclant sans vergogne des gimmicks précieux de sa première itération.
Inspiré du It de Stephen King, Strangers Thing va aussitôt donner quelques billes pour la version ciné du même It, sortie en septembre 2017.
Et le problème, c'est que cette seconde livraison de Stranger Things, tombe à peine un mois après la sortie du film de Muschietti. Cette similarité (bande de jeunes outcast face à une/des créatures) fait fausse peut-être mon jugement quant à la qualité de ce Strangers Things 2...
Mais il n'empêche qu'il y a quand même un problème...
Ce n'est aucunement la faute des acteurs(trices), qui sont tous très crédibles dans leurs rôles et dont leurs implications fait plaisir à voir !
C'est donc les événements en eux-mêmes qui pâtissent d'une écriture fainéante en général, enlevant un peu de prestige et amenant une -légère- déception quant à cette livrée 2017.
Moins spontanée que la saison 1, cette seconde partie semble un peu plus "mécanique" dans son procédé...
La dernière image du final laisse pourtant poindre un espoir, quant à l'exploration Lovecraftienne de ce Mind Flayer...
En conclusion, Stranger Things aurait dû se clore à la fin de cette S02, la porte était refermé et les gamins reprenaient une vie normale et l'arc narratif principal avait achevé son voyage.
Cela aurait été une belle conclusion, en éliminant bien sûr la vue de la salle des fêtes en version Upside Down..., mais non, il faut continuer à traire la bête...
Saison 3:
C'était inévitable et malgré mes réserves concernant cette troisième saison, j'ai quand même replongé !
Le temps passant naturellement (aussi bien pour les acteurs que leurs personnages), on y perd donc le côté "bunch of kidz" qui faisait tout le sel de la série.
L'adolescence et ses tracas pointent donc le bout de leurs nez, l'amitié indéfectible se délite un poil pour se reformer dans les amours naissants. On y perd largement en fraicheur et pour ma part, les émoluments des teens ne m'interpellent pas autant que la période pré-ado, plus riche en découverte en tous genres.
Cette saison 3 ne se bonifie donc pas spécialement et encore moins dans le sens "creatures movies" (en CGI toujours plus laids et envahissants) et l'arc narratif avec
les Russes et le Mind Flayer
est franchement moyen..., et j'irai presque jusqu'à dire, inintéressant...
Le design de la créature est une version ratée de celle entraperçue dans la saison précédente (cette espèce d'arachnide "gloumoutesque" en CGI bof - dont on nous sert x fois un gros plan sur sa bouche qui s'ouvre tout grand face caméra - est visible sous toutes les coutures, donc effet "mystère" dans l'os et terreur = 0, soit la tête à totaux et oui, c'est pas une faute !) n'arrange rien à l'affaire...
La version brumeuse de la S02 était largement plus inquiétante (spécialement celle de la fin lorsque Eleven tente de fermer la brêche) et donc, cmme souvent, suggérer vaut mieux que montrer.
De plus, le Mind Flayer était capable de posséder sans souci Will dans la S02, mais maintenant, il a besoin d'enlever ses futurs hôtes, de les inséminer pour créer des doubles, puis de les relâcher pour que ceux-ci aillent en chercher de nouveaux, blah...
Que de temps perdu et en fin de compte, c'est comme si un pilote de F1 devait d'abord repasser le BSR avant le permis voiture automatique, puis manuel puis...
C'est con comme concept et c'est même pas cohérent dans la diégèse du show telle que montré dans les deux saisons précédentes...
Parlons vite fait aussi de l'antagoniste de cette saison: les Russes.
Ici, ils sont une caricature à la limite du ridicule car non seulement ils sont caractérisés comme très méchants parce que c'est des communistes, mais surtout ils seblent tout droit sorti d'Austin Powers orsqu'ils rient comme des maniaques, les mimiques exagérées du Général chais-plus-qui, la violence exercée sur ce pauvre Steve qui pourtant a bien l'air d'être ce qu'il est: un jeune adulte pas très brillant et geignard...
Pour finir dans le moins bon, le placement de produit, on en parle ???
-Coca-Cola est présent dans chaque épisode (et jamais en arrière-plan anodin)
-Burger King,
-Smirnoff,
-Marlboro..., et tout ça marque bien visible face caméra !
Heureusement c'est le côté humain qui est traité avec un certain sérieux, ici.
En effet, on s'attache plus aux protagonistes principaux et leurs états d'âmes et ce, malgré
certains persos qui se volatilisent dans le dernier épisode (après avoir aidé Hopper et Joyce à détruire la machine infernale, l'excentrique Murray Bauman disparait sans explication et pire, Steve et Robin ne sont même pas présent lors du départ des Byers !).
Une autre bonne chose aussi, c'est que les persos agissent comme dans les 80's, c'es à dire qu'ils fument car à cette époque, il n'y avait pas encore le smoking-shaming comme maintenant (par contre, vapoter, c'est tout à fait "in" !!), mais ils jurent aussi (gamins compris), boivent et sont clairement anti-communistes, guerre froide oblige (et propagande US traditionnelle depuis la fin de la WW II).
La fin du dernier épisode sonne comme un adieu déchirant tellement crédible qu'on a l'impression d'assister à la fin de la série elle-même, les acteurs/trices se disant au-revoir.
Je souhaiterai franchement que ce soit le cas car je ne vois pas vraiment où nous mènerait une S04...
Saison 4:
Comme je le craignais après la S03, la quatrième arriva et les déceptions aussi.
Le truc de Vecna est déjà totalement risible (de par son apparence cheap, déjà, car ça ressemble exactement à ce que c'est, un mec random dans un costume qui ne déparerait pas dans Power Rangers) et de fait, Hawkins est le carrefour mondial des créatures en tout genre et de l'Upside Down, c'est fainéant à mort !
Prouvant indubitablement le manque de créativité et de cohérence de l'équipe Duffer & Cie, le show ramène Brenner (S01) et Owens (S02) après les avoir totalement ignoré dans la 3 (à part le cameo de l'épisode final d'Owens) et ce, pour justifier le nouvel antagoniste
amené d'une manière pas très subtile (on devine rapidement que c'est 001 qui a massacré tout le monde et qu'il est Vecnaaaaaa !!
qui existait avant les évènements des précédentes saisons..., mais sans aucune trace visible, si c'est pas de l'arnaque, ça !
Et ça, c'est l'arc narratif n°1: El au labo.
Le narratif 2, c'est la team Steve /Robin / Dustin / Lucas / Max et Sarah Connor en version brindille, j'ai nommé Nancy...
Nancy censée être l'élément bad-ass 2.0 (après El, bien sûr) soit une espèce de Ripley anorexique qui quand elle fait semblant de tuer les batmans en CGI PS3, ne donne aucune crédibilité lors des scènes d'actions ou de violences, car la pauvre Natalia Dyer n'a visiblement aucune force et ça saute aux yeux..., regardez bien quand elle tape avec la rame sur la chauve-souris CGI sur le sol, je pourrai m'y allonger dessous qu'elle aurait du mal à me faire une marque tellement elle n'a aucune énergie suffisante dans ce genre de scène !
Mais la plus grosse erreur est d'avoir fait de Nancy la Ellen Connor de la série, avec force ralenti sur sa choucroute sursautant sur son crâne sans chair et de nous dire:"'yeahhh!!, she's so fucking bad-assand impressive !!!"
NON !!! Elle n'est ni bad-ass ni impressionante, mais juste ridicule et pas crédible !
Imaginez Sim à la place de Sly dans Rambo ou Paul Preboist remplaçant Schwarzy dans Conan, ça ne peut PAS fonctionner et ici, ça me sort à chaque fois du récit parce que les réals/prods la représentent comme une Sarah Ripley !
Alors entendons-nous bien, je ne fais pas du body-shaming or else, , mais nous parlons quand même de crédibilité à l'écran...et de masse musculaire réelle (et pas de gonflette) et Dyer a des mollets aussi larges que mes avant-bras, des cuisses comme mes bras et aucune masse volumique aux épaules (d'où le port éternel de haut avec des épaulettes pour lui donner un minimum de forme plus large aux épaules qu'au buste).
Et lorsqu'elle tire sur Vecna Rangers dans l'épisode final au shotgun (après un interminable monologue de celui-ci tentant de nous faire croire que c'était lui depuis toujours, histoire de rattacher les wagons perdus), il n'y a aucun recul (ça en fait pourtant) et heureusement, car elle se serait démise (arrachée ?) l'épaule au premier coup de feu !
Et la S05 va encore plus insister avec des ralentis, des zooms sur son visage faussement déterminé...
Bref, ça reste le segment le plus intéressant, car la team, quoi !
Et le narratif III...
Ah, et tout le côté Hopper / Joyce / Murray en Russie, pfffft...., ça scinde le show en 3 pour rien, et de fait on a l'impression de mater trois séries différentes en parallèle..., mais dans un même épisode !
C'est déstabilisant et devient assez fatiguant à la longue parce que l'on passe de l'un à l'autre sans transition...
Oh...Quelles sont les pires conneries random qu'on a pu retrouver dans des adaptations de films en jeux vidéos comme Predator, Home Alone, Rambo & Cie ?
Des araignées et des chauve-souris !
Et que nous jette à la gueule cette S04 ?
Des araignées et des chauves-souris en CGI foireuses !
Bref, la S04 aurait dû se clore à la "mort" de Power Vecna autour des 100 minutes, ça aurait eu un côté honnête..., mais évidemment, faut forcer le passage et défoncer Hawkins pour une cinquième saison parce que..., faut continuer de vendre les trucs à côté du show principal (les comics, les jeux, les animes, ma grand-mère...).
En définitive, Stranger Things aurait gagné n'être qu'une mini-série de 8 épisodes et c'est tout.
Mais la S02 arriva et là, ça aurait dû être la fin définitive car la boucle était bouclée !
Forcément, la S03 se pointe et vraiment en tirant fort sur la corde, ça aurait dû être le chapitre final (mais déjà totalement inutile).
La S04 est quand même faite et là, on est déjà au-delà du raisonnable maximal car la menace vient d'une ennuyante ennuyeuse créature ridicule qui grogne dès qu'il bouge une tentacule (c'est à dire souvent) et parle avec une voix gravement caverneuse (ou "caverneseument" grave ??) comme on l'a déjà entendu 1000 fois dans 1000 films comme Pazuzu dans The Exorcist, Darkness dans Legend, Freddy Krueger, le Kurgan de Highlander pour le meilleur et les Batman de Nolan (le côté le plus ridicule de la trilogie), le Bane dans euh..., le dernier Batman de Nolan, Optimus Prime dans la saga Transformers, blah..., pour le pire !
Le tout est redondant et de fait, ce Vecna et ses inévitables Demogorcasse-couilles de service n'apportent strcitement rien de plus à ce show qui se cherche (en CGI de plus en plus vilains) !
Les personnages humains restent néanmoins intéressants à suivre de par leur progression mutuelle mais le côté énième fin du monde, ça n'en fini jamais et c'est vraiment lassant car même en arrivant à la fin de cette saison laborieuse, on sait qu'on va en avoir une autre qui va encore jouer avec notre envie de retrouver Mike et les autres..., tout en nous refourguant de la soupe CGI avec des antagonistes ridicules et gonflants.
Saison 5:
Voici finalement venir la cinquième saison qui s'enfonce dans le tout CGI assez cheap (et ce, malgré un budget pharaonique de 50 à 60M$ par épisode !!!), confinée dans des décors qui ressemblent à euh, ben à des décors, l'antagoniste principale (un cliché bien bêta de la méchante, interprétée par une crispante Linda Hamilton) n'apportant rien du tout au récit, la dynamique entre les persos est pas terrible mais quid de Millie Bobby Brown, l'actrice prometteuse (à mes yeux, elle l'était en 2016) ?
Pour les deux premières saisons, elle était l'une des principales attractions du show, ça se maintenait par la suite mais pour cette tardive saison 5 (tournée en 2024, soit 4 ans après la S04), Brown montre que finalement, elle n'est plus du tout la jeune actrice prometteuse de sa génération, mais une amère déception !
Maintenant, la Brown semble constipée de longue (visage figé, lèvres closes) mais son regard (mort en général) reflète souvent une sorte de prétention sous-jacente, car la montée en puissance de son perso (et le fait que son nom se retrouve finalement au-dessus de Finn Wolfhard pour la S04 en dit déjà long sur les priorités du show) + la hype progressive ont sûrement fait prendre la grosse tête à l'actrice, sans compter l'exploitation de la gamine par les médias) et quand on voit sa carrière...
Une carrière bâtie sur 5 suites, un fantasy movie (seule tentative d'originalité), un truc avec des robots-poubelles et sur les 5 saisons de Stranger Things...
A moins d'un subit réveil, Brown ne prendra jamais de risque dans sa carrière et tentera d'occuper le euh..., rien en fait, car elle n'est peut-être plus une valeur aussi sûre qu'en 2020...
Bref, Brown n'est pas l'unique responsable du naufrage final, l'écriture, la réal, les SFX sont plus à blâmer.
C'est un peu comme si cette saison avait été faite un peu parce qu'il fallait la faire (vu le final de la précédente).
Alors d'abord, où sont passés:
-l'adjoint Calvin Powell,
-Suzie Bingham (la petite-amie de Dustin)
-Enzo,
-Argyle (le pote casse-couille de Jonathan)
-Jason Carver,
-le Dr Owens,
-et le Dr Kay (alors que le show fait monter a sauce pour bien montrer qu'elle est méchante) qui disparait d'un coup après que El ait refermé la porte ?
et lors de l'épilogue 18 mois plus tard:
-Murray ???
On introduit puis sacrifie certains persos pour créer du drama (qui marche parfois avec la mort de Bob Newby dans la S02...ou pas, avec Kali dans l'épisode 7 de la S02 qui réapparait comme un Deus Ex-Machina dans la saison finale pour finalement mourir sans que sa disparition ne fasse un quelconque effet à court terme ni à El ni même à nous, spectateurs, ou même ce pauvre Eddie Munson qui était condamné à mourir parce que oh !, c'était un métalleux, quoi...
Voilà ce que présente la S05: des personnages escamotés sans raisons et sans explications et qu'ont-ils choisis en Boss final ?
Une putain d'araignée géante (comme déjà vu dans la saison 2 et 3) mais aussi:
-Arachne dans Le Retour du Roi (donc imaginé par Tolkien en 1954),
-l'adaptation ciné de Wild Wild West, sans compter tous les films mettant en scène des araignées mutantes, radiactives ou en short rose...
Toute cette séquence semble tout droit sorti d'un Marvel /cinématique d'un jeu vidéo quelconque avec des CGI moches de partout, (réminiscence du combat final de la S03, woah, quelle imagination...fainéante !!!) et sans que l'on ne sente une seule seconde une menace quelconque...
Quand El referme la porte en se sacrifiant..., j'ai ressenti que dalle car après avoir bouffé du CGI à toutes les sauces, des persos accessoires qu'on balancent à tout va, un acting parfois déficient, certains persos principaux sous-exploités (Joyce, parfois Hopper...) puis des émotions en carton rentrées au chausse-pied dans l'épilogue final qui s'étire à l'infini..., et au-delà !
Vraiment, la qualité s'est dégradée d'une saison à l'autre pour diverses raisons, mais la S05 est d'un opportunisme crasse et c'est triste de quitter toute cette bande d'humains qu'on a appris à aimer pour finalement conclure avec du vide enrobé de CGI avec le Vecna qui est méchant PARCE QUEEEEEEEEEE!!!
La subtilité des débuts a laisser place à une sorte de mercantilisme grossier qui m'a personnellement fait soupirer de longue dans cet ultime (?) épisode.
Je reverrais peut-être (dans un avenir plus ou moins lointain) les deux premières saisons avec plaisir, mais les autres deviendront juste un souvenir amer...
Cette critique est ben trop longue, alors...
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Créée
le 26 juil. 2016
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