5
le 18 juil. 2016
SuivreI've seen better things
Et pourtant, elle avait tout pour me plaire, cette série, avec sa gueule d'hommage ambulant au cinéma des années 80, de la typo du titre (typique) à l'ambiance groupe de gamins post...
Vieux rôliste en activité de la fin des années 80 jusqu'au début des années 2000, je ne suis pas un public facile pour le sujet évoqué. On m'avait parlé en flou de cette série et, après en avoir vu quelques extraits, je faisais la grimace en repoussant l'occasion de la regarder. Cela m'évoquait un mélange de thriller horrifique et glauque et de ces pénibles drames domestiques US où les personnages s'affrontent dans des échanges névrotiques ponctués de scènes sentimentales rappelant le yaourt goût chewing-gum. Le visionnage des deux premiers épisodes a plutôt confirmé cette impression.
L'histoire.
Au milieu des années 80, dans une bourgade quelconque du centre des USA qu'une tornade ou un incendie de forêt auront oublié de balayer pour lui montrer à quel point elle est inutile au destin de l'univers, des producteurs-consommateurs lambdas se désennuient comme ils peuvent. Les adultes malbouffent, fument, draguent ou boivent des breuvages insipides et industriels pendant que les pré-ados ont trouvé un nouveau truc : le jeu de rôle (RPG pour les jeunots).
Tout ce petit monde, qui se sait à l'abri de la colonisation israélienne, se voit bousculer par une menace que même David Vincent n'avait pas vu venir : des créatures diaboliques de l'au-delà. Brrrr ! On en frissonne à l'avance tout en sirotant son cola équivalent 500 grammes de sucre raffiné. Et quand un de leurs copains se fait enlever par un pédocriminel des mondes innommables, les potes de JdR (RPG pour les bizuts) se transforment en gang BMX (trottinette à pédales pour la bleusaille) armé de lampes-torches à piles, talkie-walkie, couteau suisse (forme d'I.A. primaire en métal pour les nouveaux-nés)... pour commencer. Car on nous fait bien comprendre que devant la menace insupportable de l'envahisseur, l'étasunien finit toujours le job au calibre 45 et au lance-flammes.
Bref, dans ce mix de X-Files et du Club des cinq Saw-poudré comme il faut de peur, de dialogues névrosés et de violence crue, parents et enfants trouveront ce qui leur est promis. Eh bien, voilà, j'ai dégoisé mon scepticisme. Et si j'allais me faire un Bowling for Columbine dans le lycée du coin que je sais contrôlé par les sait-riens, maintenant ?
Créée
le 29 déc. 2025
Critique lue 117 fois
5
le 18 juil. 2016
SuivreEt pourtant, elle avait tout pour me plaire, cette série, avec sa gueule d'hommage ambulant au cinéma des années 80, de la typo du titre (typique) à l'ambiance groupe de gamins post...
5
le 26 juil. 2016
SuivreWarning, spoil spoil spoil, jusqu’au dernier épisode. à ne lire que si vous n’avez pas vu la série, ou si vous n’en avez rien à foutre (mais alors, pourquoi lire ça ) J’ai un problème avec Stranger...
8
le 17 juil. 2016
SuivreSaison 1 (8/10) : Il était une fois une époque que seuls ceux qui sont nés au plus tard au milieu des années 80 ont pu connaitre. Une époque où le cinéma était dominé incontestablement par Julia...
4
le 30 oct. 2025
SuivreAstérix, terre de contrastes. Avec L'Iris blanc, Fabcaro et Conrad sortaient la série culte de l'ornière de l'exploitation commerciale avec un scénario facétieux à la Goscinny porté par un dessin...
8
le 14 janv. 2024
SuivreJ'écris cette critique en janvier 2024, mais j'ai fait partie de la première vague de gens à avoir vu ce documentaire dans le "secret" de leur ordinateur. Plus de trois ans, c'est long, mais c'est...
9
le 26 déc. 2023
SuivreC'est de mémoire que je fais cette critique car il y a bien longtemps que je l'ai revu. Et puis je n'ai jamais lu le livre source d'Umberto Eco et sans doute cette dimension peut elle manquer à une...