J’aime HBO. J’aime même beaucoup HBO.
Mais avec Task, on touche le fond, et encore : on creuse. On dirait presque une tentative de copier le pire de Netflix.
La médiocrité qui se dégage de cet objet télévisuel est presque fascinante. Une sorte de vide intersidéral mis en scène comme si c’était profond — un gouffre narratif maquillé en tragédie.
C'est affligeant... la vacuité de cette série m’a littéralement cloué sur place.
Et tout cela repose sur quoi ?
L'histoire d’un père de famille biker qui braque des dealers et se retrouve — ô surprise — dans une spirale infernale de violence et de cadavres.
Un pitch qui croit être sombre et réaliste alors qu’il est juste GROTESQUE.
Commençons par les points positifs (ça va aller vite) :
-Une réalisation plus que correcte, avec une belle photographie.
-Des acteurs investis, qui livrent de très bonnes prestations.
Et… c’est tout. La musique est anecdotique, les dialogues ne volent jamais bien haut. Il faut dire qu’avec des personnages aussi mal écrits — et parfois franchement stupides dans leurs décisions — difficile d’espérer quoi que ce soit de plus.
La série enchaîne les choix absurdes, les invraisemblances de compétition et les retournements forcés, comme si on avait demandé à un générateur automatique de produire un drame “prestigieux” sans jamais relire le résultat.
La narration, elle, avance au ralenti : sept épisodes pour raconter ce que d'autres géreraient en deux.
On étire, on dilue, on remplit — c’est de la télévision sous perfusion.
Le pire ?
Cette volonté de se faire passer pour un mélo profond en forçant constamment sur le pathos familial, au point que tout devient artificiel, sirupeux, voire franchement pénible. Une série qui veut nous émouvoir au marteau-piqueur.
En résumé :
Une coquille vide enveloppée dans un emballage HBO.
Un drama fabriqué, mécanique, surestimé, qui confond noirceur avec profondeur et lenteur avec qualité.
Un “prestige show” qui n’a de prestige que son logo.
Une ambiance sombre et un casting HBO quatre étoiles ne suffisent pas à masquer l'inanité du projet.
P.S : si comme moi vous êtes allergique aux "bondieuseries", passez votre chemin car vous allez en bouffez de l'eau bénite! Des croix, des crucifix,, des confessions et puis le héro du show, le flic du FBI...c' est un ancien prêtre!