"Par le créateur de Mare of Easttown" annonce l'affiche. Pourtant, il va falloir au spectateur un bel effort d'imagination pour trouver des points positifs communs aux deux séries. Déjà, Task flanche par ses personnages particulièrement mal écrits et peu aimables. Il faut attendre la fin pour en avoir un tout petit peu quelque chose à foutre du sort de l'un ou l'autre badaud (et je ne parle même pas des méchants dont l'écriture se résume à "greugreugreu je suis méchant"). Des personnages qui ne sont pas mieux servis par une réalisation aussi clinquante que vide de sens. Mention spéciale à la scène de fusillade du 6e épisode, illisible, avec que des gens qui tirent dans le vide... On dirait presque un épisode de Police Squad avec Leslie Nielsen ! Quand Muriel Robin se prend une balle dans l'épaule, sérieux... C'est plus possible de faire ça depuis au moins vingt ans. Et la fin avec Ruffalo qui essaie de sauver le gentil méchant, on est à deux doigts de nous faire le coup de la lumière au bout du tunnel, du genre "Il fait froid tout d'un coup Billy... Tu diras à ma fille que j'ai pas fini le poulet basquaise..."
Mais le pire défaut de Task, c'est son intrigue qui n'est pas une seconde intéressante et qui semble avoir été générée par IA. On a l'épisode où il y a un traître, l'épisode où un personnage révèle son lourd passé, l'épisode où ça flingue... Franchement j'ai connu des intrigues de séries policières M6 plus engageantes que cette histoire de vengeance sur fond de cartel de drogue vue et revue.
La série tient à peu près debout grosso modo grâce à Mark Ruffalo, qui est toujours bon, et à quelques actrices qui surnagent face à des acteurs masculins monoexpressifs.
Bref, encore un 7+ Sens Critique de plus qui ne vaut 7+ que si vous venez de découvrir le cinématographe.