Un corps sans vie est retrouvé. Débute alors une enquête criminelle qui très vite, au fur et à mesure de nombreux rebondissements en vient presque à en mettre de côté la recherche du coupable pour d’abord tenter de découvrir l’improbable identité de la victime. Car Sarah Kim semble être une femme aux très nombreux visages. Et là résidait tout son art. Un art véritable, impensable, incommensurable, que nos inspecteurs vont découvrir à leurs dépens.
Aux vues des notes disparates qu’a reçu le drama et que je découvre, il semblerait que la réalisation ne touche pas du tout tout le monde de la même façon. Et pourtant, le boulot réalisé est monstrueux de finesse. Certes, le rythme n’est pas haletant, au contraire même, c’est tant mieux, car je trouve que l’on a ici pour une fois une vision honnête de ce que représente « mener une enquête ». Les flics pataugent, ils doutent, ils se dispersent, leur travail est lent et laborieux et cela sonne juste dans mes oreilles. Tout est temporisé avec harmonie. Nos personnages sont ordinaires et leurs acteurs/actrices ne les ont pas représentés à outrance ce qui est hyper appréciable. Shin Hae-Sun rayonne de talent, elle est tout simplement superbe!
The Art of Sarah nous livre sur un plateau une multitude de twists qui font que l’on ne s’ennuie pas. Une seule pensée nous vient alors à l’esprit : Jusqu’où ira la supercherie ?