The Beginning After the End
5.2
The Beginning After the End

Anime (mangas) Fuji TV (2025)

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Introduction

The Beginning After the End est, sur le papier, une série qui avait tout pour séduire. On y retrouve un héros réincarné, une progression de puissance, un univers de fantasy et un potentiel dramatique réel. L’idée de départ est forte, et elle laisse espérer une adaptation capable de marquer les esprits. Pourtant, après deux saisons, l’impression qui domine est surtout celle d’une œuvre qui n’a jamais vraiment réussi à exploiter ses atouts.


Au lieu de prendre de l’ampleur, la série donne souvent le sentiment de tourner en rond. Elle accumule les idées intéressantes sans parvenir à leur donner assez de relief, ce qui finit par créer une certaine frustration.

Une mise en scène trop limitée

Le premier défaut qui saute aux yeux concerne l’animation. Pour une série de fantasy où les combats et la montée en puissance sont censés jouer un rôle central, le résultat paraît bien trop limité. Les scènes d’action manquent d’impact, les mouvements sont souvent peu fluides, et certaines séquences donnent l’impression d’éviter l’affrontement plutôt que de le montrer pleinement.


La mise en scène ne compense pas vraiment ces faiblesses. Au lieu de rendre les combats plus intenses, elle les contourne parfois avec des astuces visuelles qui réduisent leur force. On sent une volonté de masquer le manque d’animation directe, mais cela nuit à l’énergie globale de la série. Au final, les combats perdent en lisibilité et en intensité, ce qui est dommage dans une œuvre censée reposer en partie sur la progression du héros et les affrontements.

Un rendu visuel sans vraie identité


Visuellement, The Beginning After the End ne parvient pas non plus à imposer une vraie personnalité. La colorimétrie est assez plate, l’éclairage manque de relief, et l’ensemble donne une impression de production correcte mais peu inspirée. Il n’y a pas de direction artistique suffisamment forte pour faire oublier les limites techniques.


C’est d’autant plus regrettable que le genre fantasy appelle souvent à une certaine ampleur visuelle. Ici, cette sensation d’émerveillement n’apparaît presque jamais. Les décors, les ambiances et les moments plus spectaculaires manquent de force, si bien que la série peine à créer une atmosphère vraiment mémorable.


Un rythme beaucoup trop étiré


Le problème le plus frustrant reste sans doute le rythme narratif. Sur 24 épisodes répartis en deux saisons, l’histoire avance avec une lenteur qui finit par peser lourdement. La série prend beaucoup de temps à installer ses éléments, mais sans offrir en retour une progression suffisamment nette ou satisfaisante.


Il y a une vraie impression de stagnation. Certains passages s’attardent trop longtemps sur la préparation, l’apprentissage ou les transitions, sans que cela apporte une densité particulière au récit. Le résultat, c’est que même les moments qui devraient être importants perdent en impact, simplement parce que la montée dramatique n’est pas assez bien maîtrisée.


Arthur : un héros intéressant, mais mal exploité


Arthur est évidemment au centre du récit, mais c’est aussi là que la série montre certaines de ses limites les plus visibles. L’idée d’un enfant réincarné avec une conscience adulte reste intéressante, surtout dans un univers de fantasy. Le problème, c’est que cette base narrative est exploitée de manière trop répétitive et pas assez renouvelée.


Sa progression pose aussi question. À certains moments, Arthur semble capable d’exploits très impressionnants, puis à d’autres, il retombe dans une forme de faiblesse ou d’irrégularité qui brouille complètement la perception de son évolution. On ne sent pas une montée en puissance claire, ni une construction vraiment cohérente. La progression donne parfois l’impression d’être dictée par les besoins du scénario plus que par une logique d’ensemble.

Cela crée une certaine distance avec le personnage. Au lieu de ressentir une vraie évolution, on a l’impression d’assister à des variations de force assez arbitraires.


Des personnages secondaires et une hiérarchie de puissance mal gérés


La série souffre aussi dans sa gestion des autres personnages et de la hiérarchie des niveaux de puissance. Certains alliés ou antagonistes apparaissent très forts dans un contexte, puis beaucoup moins convaincants dans un autre, sans que cela soit suffisamment expliqué. Cette instabilité finit par fragiliser la crédibilité de l’univers.


C’est particulièrement visible dans certaines situations où un personnage semble d’abord sous-utilisé ou peu impressionnant, avant de se révéler soudain beaucoup plus redoutable. Ce genre de décalage donne une impression d’arbitraire. Dans une histoire où la force et la progression sont centrales, la cohérence interne est essentielle. Ici, elle manque trop souvent.


Résultat : les combats perdent en tension, puisque le spectateur ne sait jamais vraiment à quel niveau se situent les personnages.


Une adaptation qui semble déséquilibrée


Un autre reproche possible concerne la manière dont la série condense ou étire certains passages. On a parfois l’impression que des scènes importantes ont été raccourcies, voire survolées, alors que d’autres moments sont étirés beaucoup trop longtemps. Ce déséquilibre donne une sensation d’adaptation mal calibrée.


Ce choix est d’autant plus frustrant qu’il produit un effet paradoxal : la série peut sembler à la fois trop rapide dans certaines coupes et trop lente dans son déroulement général. Au lieu de trouver un bon rythme, elle donne l’impression de ne pas savoir où mettre son énergie.


Conclusion


Au final, The Beginning After the End laisse une impression très mitigée. Son concept de départ avait du potentiel, mais l’anime accumule trop de limites pour pleinement convaincre : une animation trop faible, une direction artistique peu marquante, un rythme étiré, une progression du héros mal dosée et une hiérarchie de puissance parfois confuse.


Ce n’est pas une série dénuée d’intérêt, mais elle manque trop souvent de souffle, de cohérence et d’intensité pour vraiment captiver. Là où elle aurait pu s’imposer comme une adaptation marquante, elle donne surtout l’impression de rester en surface. On peut la regarder, mais difficilement en ressortir marqué.


Note 3/10 pour les deux siasons

tarhn
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