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48 critiques
Classique. .
C'est un peu énervant cette propension des gens à 'kiffer' des films ou séries dès que cela apparaît un tantinet trash ou subversif ... Dès qu'on enlève la forme la série est quand même très moyenne...
le 29 juil. 2019
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Série étendard d'Amazon, The Boys entend élever le niveau en matière d'action. La multinationale, « Work hard, have fun, make history », produit donc une série sur une multinationale de super-héros « Make the world a better place ». Au-delà de l'aspect cinématographique, la série vaut donc son pesant de méta-cacahuètes en dénonçant le cynisme des grandes multinationales prêtes à déroger à leurs grands principes, dès lors qu'ils font obstacle aux intérêts du moment...
Le pitch : dans un monde où les super-héros existent (on ne sait pas exactement combien ils sont), 7 d'entre eux sont choisis par l'entreprise Vought pour former une sorte de super équipe. Bien vite, on s'aperçoit que derrière le verni se cachent un paquet de défauts : les super-héros sont camés, manipulateurs, violents, violeurs, pervers... Quand ils n'assassinent pas de sang-froid. Pour les empêcher de nuire, une équipe de quidam, The Boys, s'active en coulisses.
Passons sur le positionnement "les héros sont en fait les méchants" : en dehors de Marvels et DC, plus personne ne montre des super-héros au 1er degré, les autres productions prennent systématiquement la tangente. La surprise réside plutôt dans la découverte des multiples défauts des super-héros.
The Boys est une série qui fait très bien le job : elle est agréable à regarder, il y a quelques plans très réussis y compris dans l'exposition esthétisée de la violence (cela peut déplaire, mais la virtuosité des techniciens est incontestable). L'abus de filtres jaunes, en revanche, devient pénible dans les épisodes 4 à 8, on se croirait chez Amélie Poulain [edit : ce défaut n'existe plus en saison 2]. Les acteurs sont bons, avec une mention spéciale pour le duo Jack Quaid - Erin Moriarty.
Le scénario procure son lot de rebondissements jusqu'au dernier épisode. Néanmoins, je garde une appréhension pour les saisons à venir, car on sent que la surenchère et le n'importe quoi scénaristique ne sont pas loin. Rappelez-vous de Heroes, dont tout le monde avait adoré la saison 1...
EDIT suite à la saison 2 : Eric Kripke a l'air de savoir où il va, ou au moins d'avoir des idées en réserve. Petit réajustement de la note qui passe de 7 à 8, et joli jeu de massacre scénaristique dans la continuité de la saison 1. Dans The Boys, on n'hésite pas à écarter des personnages de premier plan, on prend le temps de développer l'histoire passée des protagonistes... Le cliffhanger qui clôt la saison 2 vaut son pesant de cacahuètes. Bref, pour peu que la violence "Tarantinesque" ne vous rebute pas, allez-y sans craintes !
EDIT - EDIT (sans spoiler) suite à la saison 5 et à la fin de la série : The Boys vient se placer dans les série iconiques. Avec les saisons 4 et 5, elle est entrée dans une dénonciation sans fard des dérives trumpistes (c'était un peu plus subtile dans les saisons 2 et 3, quoique...). Le panel des super-héros évolue doucement, et plusieurs personnages suivent une évolution intéressante. Mon pressentiment à la fin de la saison 2 était juste : Kripke a su mener sa barque jusqu'à une conclusion réussie, et Dieu sait combien de scénaristes se sont cassés les dents sur la bonne façon de "finir" une série. Le McGuffin d'un virus qui tue les super-héros semble être un moteur classique, mais Kripke est trop malin pour qu'il n'y ait pas de surprises. Mon seul regret concerne les protagonistes de "Gen V", la série périphérique consacrée à l'école de super-héros. Ils avaient été présentés comme des personnages clés de la future saison 5, je peux dire sans rien déflorer que le visionnage de Gen V reste très accessoire.
LA FIN, POUR M'EN SOUVENIR :
Petite liste des morts parmi ceux qui étaient toujours en vie au début de la saison 5. On commence par les sup : A-Train (cervicales cassées par Homelander), Firecracker (tête transpercée contre une sculpture, par Homelander), Black Noire v2 (étranglé par Deep), Deep (défoncé par un poulpe et mangé par des requins), Homelander (trépané par Butcher). Côté Boys : Le français (irradié volontairement pour ralentir Homelander), Butcher (tué par Hewie alors qu'il s'apprêtait à diffuser le fameux virus anti super-héros).
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Créée
le 19 sept. 2019
Modifiée
le 9 juin 2026
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