Quand cela vient toucher à l’éthique ou à l’intégrité...
Le Juge Revient dans la peau de son acteur fétiche, le populaire et sympathique, Ji Sung, le bien aimé sauveur.
Avec une réalisation, telle une imitation ratée, comme aller piocher dans le style de quelques bons réalisateurs, sans en être à la hauteur. Un fourre-tout de plans en plongée, contre-plongée, américains, des flashforwards, des flashbacks, un délire onirique, … cela part dans tous les sens. Sans oublier le tactique Five-Man Band. Idem pour la bande son qui semble très inspirée par Terminator.
Niveau scénario, rien de neuf ; le pouvoir et l’argent des méchants riches, le sacrifice et le malheur des gentils pauvres, la corruption, la rédemption, la seconde chance, les justiciers en toge, une touche fantastique et hop.
Une série de 14 épisodes scindée en deux.
Avec une première partie, qui n’est pas sans rappeler The Devil Judge que j’avais, pourtant, bien aimé. Et pour lequel, j’avais noté, dans ma dramathèque, ce petit commentaire : « Un scénario original et une réalisation jouissive (…). J’ai, toutefois, craint que la série finisse par nous faire avaler un retour à la peine de mort. La Corée du Sud étant, toujours, à ce jour, abolitionniste de facto. »
Et nous y voilà. On essaie bien, ici, dans The Judge Returns, de rendre la peine capitale acceptable. Qui plus est, avec un juge, autrefois corrompu, qui n’hésite pas à rendre justice, à coup de châtiments corporels, sourire aux oreilles, encourageant les victimes à devenir des bourreaux.
Ce qui me dérange, c’est que l’on est pas dans une sortie de route du politiquement correct, ce que j’aime assez, en général. Ni même dans une vengeance dramatique ou psychologique (J’ai rencontré le Diable, Karma, …) ou plus esthétique (Night in Paradise, A shop for Killers, …), on est dans la pure gratuité d’un K-drama démagogue et sans éthique.
Si dans The Devil Judge, les représailles extrêmes sont, fermement, pointées du doigt par d’autres personnages, concédant aux spectateurs de prendre du recul, dans The Judge Returns, il n’en est rien. Sous la couverture d’un drama fantastique et judiciaire, on nous balance des agissements de facto, sans contrepoint affirmé.
Quant à la seconde partie de la série, elle est quelconque, avec son semblant de course contre la montre, pour rassembler des preuves de corruption des hommes à coffrer.
Madame Irma me souffle qu’un 3ème drama du genre est en préparation : « The Final Solution of the Judge, », dans celui-là, c’est en faveur de la loi martiale qu’il nous faudra acquiescer.