Alors pour commencer, je n'ai jamais joué aux jeux, je me suis donc lancé dans cette série comme un débutant dans cette franchise.
Pour les points forts, la série a une très belle image, les acteurs sont bons. En tout cas, je ne trouve pas de fausse note de ce côté là. Les infectés sont magnifiques visuellement. Le monde post-apocalyptique est bien mit en avant. L'intrigue est très vite proposé, on comprend très vite comment le scénario va se construire.
Le voyage ainsi que la réflexion des protagonistes est au cœur d'une série plus poétique qu'elle laissait percevoir aux premiers égards. Les scènes et les paysages se mélangent dans un tourbillon de beauté visuelle.
Cette série surprend par son format posé, contemplatif où les personnages centraux montre leurs fragilités, leurs vies d'avant qu'ils ne retrouveront plus.
Malgré tout, la série a des défauts qui plombent son déroulé.
D'abord elle est très lente, le petit nombre d'épisodes (8 au total) aurait du être l'occasion d'avoir un rythme soutenu, il n'en est rien.
Certains épisodes sont "oubliables" dans le sens où il ne raconte pas grand chose.
SPOILERS
L'épisode 3 et le relation gay certes belle mais qui prend un temps fou dans la trame scénaristique d'une série qui se veut déjà courte.
L'épisode 7 prend le même chemin centré sur la relation entre Ellie et sa copine. Bis repetita de l'épisode 3.
Les problématiques autour des personnages n'est pas nouvelle. On a l'impression d'assister à la première saison de Walking Dead. On a la même trame. Potentiel énorme au début, les infectés sont au centre de l'enjeu puis petit à petit, l'humain devient le plus dangereux avec son lot de groupes qui se réunissent pour survivre.
Le problème de The Last of us est qu'il n'apporte rien de bien nouveau au genre. Ce dernier ayant déjà été bien exploité ces dernières années.
Amazon aura fait sa promotion assez longtemps pour lui permettre la notoriété. Etre hype ne signifie pas être de qualité. Je suis même déçu de la tournure qu'a prise la série au vu de son potentiel énorme.
On est loin du chef d'œuvre annoncé.