Pépite de HBO !
J'ai regardé une pléiade de séries médicales. De Greys Anatomy à The Resident ; et le moins que je puisse dire est que THE PITT sort incontestablement du lot. Déjà, parce que c'est une production HBO ; et HBO, en matière de séries, c'est le pinacle.
La particularité qui fait que la réputation d'HBO le précède est le réalisme comme thème central de ses séries. The Pitt est d'un réalisme glacial ! The Pitt, c'est de la médecine pure !
La série est calquée sur le modèle de 24h Chrono où chaque saison vaut une journée ; pas une journée complète de 24h ici, mais une journée de garde. Durant les deux saisons déjà diffusées, on est tous pantois devant l'atmosphère anxieux, grisant, angoissant et relativement passionnant des urgences où les patients dans divers cas débarquent avec un flux incroyable. On voit du sang, beaucoup. On voit des plaies sans censures. On voit des trauma. On voit des opérations sous formes de documentaires avec les termes techniques intrinsèques au jargon médical ; et des sections d'organes aux scalpels, des intubations... qui donnent la chair de poule. La crudité du monde des urgences est parfaitement mis en exergue dans The Pitt. Tant dans le scénario que dans la cinématographie et l'acting.
Par ailleurs, les urgences, ce ne sont pas qu'eux les termes techniques et les opérations ; c'est aussi les patients, le corps médical, le corps administratif... Et tout ce qui en retourne. Et ça The Pitt ne l'a pas omis. La série développe donc parfaitement les crises d'angoisse et l'anxiété du personnel médical qui accumule des heures de boulot ( Dr Evan, Dr Santos... ) , perd des patients ( Dr Whitaker ) , commet des fautes d'inattention et d'éthique qu'il n'arrive pas à se pardonner ( Dr Langdon, Dr McKay et Dr J ), accumule des traumatismes refoulés qui ressurgissent ( Dr Robby et Dr Al )... Sans que ce développement n'occulte la bonne ambiance du travail d'équipe dont on a pu avoir des lignes de dialogue drôles et des interactions humaines.
La série développe aussi les sentiments des patients, surtout ceux pour qui le glas va bientôt sonner et qui le savent, comme la patiente à la S2 atteinte de cancer. Quand elle décède, dans les yeux de Dr Robby et Dr J ; on y plongeait et on était comme submergés de tristesse. Cette scène de quelques secondes m'a marqué. Idem pour le décès de Louie, fidèle patient alcoolique de PTMC.
Enfin, la série met en évidence les problèmes administratifs des hôpitaux dont le nœud gordien est le capitalisme : la salle d'attente bondée de monde à cause du manque de lits et de personnels dont Dr Robby rappelait en rengaine à la boss ( Saison 1 ) ; les coupes budgétaires ; le traitement des personnes sans assurance ; les prélèvements médico-légaux des patients agressés sexuellement qui sont négligés par les enquêteurs...
Vous l'aurez donc compris ! The Pitt, une fois, de plus est d'un très grand réalisme. La marque des grandes œuvres ! Avec un casting plutôt pour ma part nouveau, tellement je ne connaissais pas la majorité des acteurs avant. Et chacun d'eux a performé magistralement. Particulièrement NOAH WYLE aka Dr Robby qui mériterait l'Emmy Award 2026 . Je ne sais pas ce qu'il fait avec ses yeux ! Je ne sais pas comment il arrive à switcher du triste au gai, juste avec ses yeux : c'est impressionnant !
Particulièrement, j'ai apprécié le fait que la série ait suivi sa propre narration non phagocytée par les clichés scénaristiques qui voudraient souvent créer des histoires d'amour forcées entre les personnages.
Petite incohérence remarquée à la saison 2 Ep 14 : il était 21h00 quand l'ambulance a percuté la moto de Dr Robby, Dr Robby l'ayant appris est sorti en alerte, et il faisait jour dehors.
Je mets 07/10 pour les deux premières saisons. La série a le potentiel d'inscrire son nom dans les annales des plus grandes séries de tous les temps avec la saison suivante qui se passera en hiver. Pour le moment, elle est déjà là meilleure série dans le domaine médical que j'aie regardée. La note globale lorsque la série se terminera sera probabl
La saison 3 démarrera en 2027, en Janvier. Qu'est-ce que j'ai hâte !