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il y a 5 jours
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Très décevant...les états d'âmes d'ados hyper friqués qui jouent aux adultes..Aucun scénario consistant ..3 images furtives de meurtres mais on sait déjà que la Californie est le terrain des serial...
Les ados ne ressemblent pas à des ados, ce qui n’est finalement pas le problème majeur de cette série et plutôt la norme pour les teen movies américains. Nos yeux français à chaque film/série du genre se demandent si les ados américains ressemblent vraiment à des trentenaires alors que tout simplement Hollywood à toujours fait jouer ces rôles d’ados à des adultes (Olivia Newton-John à 29ans quand elle joue la lycéenne de Grease n'oublions pas). Non ici le problème c’est qu’il ne s’agit pas simplement de jeunes adultes mais d’une ribambelle de mannequins qui nous éloigne encore plus de l’univers réaliste adolescent. Alors bien sûr Bret fait plus jeune, mais de peu, et cherche à nous faire retrouver des masculinités plus « apaisées » de cette dernière décennie comme Chalamet ou Tom Holland (pas nécessairement moins toxiques d’ailleurs pour d’autres raisons mais passons). Au mieux, il fait penser au personnage sympathique de Randall dans Dazed and Confuzed de Linklater. Non le problème c'est qu'on saute d’un défilé Armani à une pub Lacoste, l’esthétique pub Gucci pollue complètement chaque séquence du film. Peut-être que de meilleures transitions éviteraient le sentiment de regarder des pubs car l'ensemble noie le suspense de l'intrigue dans un sirop Disney écœurant.
Alors finalement on pourrait me répondre que les « populaires » de la Senior Year se rapprochent de quelques choses des mannequins : ils sont beaux et charismatiques. Mais c’est là que la piste exploitée par la série est vraiment mauvaise. Le mannequin est vide par définition : il ne sourit pas, il ne fait que porter le vêtement, il est interchangeable et sa personnalité disparait à son profit (certains mannequins deviennent certes connus, mais c’est l’exception qui confirme la règle). Certes le serial Killer façon beau gosse de pub Paco Rabanne pourrait exploiter judicieusement le côté glacial, sans émotion et manipulateur du psychopathe : ce qui était une bonne idée sur le papier apparait un désastre dans sa mise en image et sa collision avec l'esthétique insipide du luxe. Car il s’agit bien d’un métier totalement différent que celui d’acteurs ! Le jeu d’acteur est absolument désastreux et plonge l’intrique dans un océan de vacuité, de clichés et de minauderies. Susan, s’inscrit bien dans une longue lignée de Queens Bees, entre les éternelles Queens Prom et les terribles Mean girls, mais dans une version assagie et en prenant tout un tas de poses de magazines de mode (farfelues donc) chez le directeur quand elle n’a pas le pas chaloupé des podiums pour aller se chercher un simple verre en soirée. La séquence de course-poursuite entre Bret et le psychopathe à l’air de vouloir nous vendre des lunettes Gucci ou des voitures de sport (ou un parfum Dior ça marcherait très bien aussi). L’ensemble est grotesque, étouffe totalement la noirceur et la dimension subversive initiale (ce que je veux bien croire sans problème) du livre de Bret Easton Ellis. Les meurtres violents de jeunes filles rappellent un thème miso mille fois ressassé. Un homme se fait tuer aussi, d’accord, on verra la suite. Mais l’ensemble n’est pas très équilibré du point de vue du genre. On n'a donc pas du tout besoin de la maigreur omniprésente des deux héroïnes (la scène de la piscine où leur ossature du dos dévoile un état de dénutrition avancé) qui ne vient que renforcer le grand retour de la "tendance skinny" (normalisation de l'anorexie)que d’ailleurs charrie la culture du mannequinat depuis des décennies…
Bref, cette série est nulle et j’ai regardé les premiers épisodes disponibles jusqu'au bout simplement pour voir tout le fric dépensé dans la création de son univers historique (que j’adore). Tous ces faux ados seuls dans leurs grandes baraques de luxe aussi belles que leurs bagnoles de luxe, ça brille mais ça ne suffit pas. Tous ces népo-babies auraient mieux fait de faire du mannequinat plutôt que du cinéma parce que jouer leur propre rôle d'ultra-riches n'a déjà pas l'air évident.
J’ai acheté le livre pour connaitre la fin, même si bon on connait déjà qui est le tueur.
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il y a 4 jours
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il y a 5 jours
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le 8 févr. 2016
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