Suite directe de Handsmaid’s Tale se déroulant après la libération de Boston qui concluait la série, The Testaments s’observe du point de vue de Agnes, (anciennement Hanna), la fille de June et Luke enlevée enfant au début de la distopie et confiée à la famille du gouverneur McKenzie. Elle prend principalement place dans cette école de jeunes filles où Agnes, désormais adolescente, se prépare à devenir une épouse en apprenant à s’occuper du foyer et du bien-être de son mari, mais pas à lire ni à écrire.
Moins politique que La Servante Ecarlate, mais toujours éminemment féministe, la série reste très efficace dans sa manière de montrer qu’à force d’endoctrinement, un systême peut effacer l’émancipation des femmes, qui restent des objets de désir (caché) et d’asservissement pour les hommes.
L’iconographie est quant à elle toujours aussi soignée, la mise en scène sophistiquée, habillée par des musiques pop enlevées, ce qui rend l’ensemble très agréable à suivre. The Testaments est forcément moins ample que The Handsmaid’s Tale, mais pas moins fort.