L'esthétique léchée entre froideur et couleurs saturées, chorégraphies maitrisées, offre à suivre l'organisation de l'école de tante Lydia, où des adolescentes sont soumises à des rituels aussi symboliques que dérangeants. L'ensemble se déroule bien des années après The Handmaid's Tale, avec quelques incohérences au regard de ce qui devrait en être une suite. Ce n'en est peut-être pas l'objectif et cela importe peu. Nous sommes au coeur du fonctionnement de Gilead. Dictature et toute puissance d'un patriarcat vicieux installées à Gilead, font écho à l'innocence conditionnée et aux remous d'hormones adolescentes nourries de violences psychiques et corporelles. Entre rites de passage, premiers émois et fonds d'intrigues en va et vient entre l'avant et le présent, la série déploie des fils narratifs de personnages qui semblent s'écouter se raconter sans réelle profondeur. Cependant, vers la fin de la saison, un vent de colère décoiffe les demoiselles et l'ensemble devient moins lisse. Il faut donc attendre 8 épisodes pour un peu d'intensité autre qu'esthétique...