Trueblood est une série dont le générique a bien plus d'âme que les 2 saisons que j'ai perdu mon temps à regarder. Je vous le dis pour que vous, vous puissiez vous en rendre compte tout de suite et ne pas perdre votre temps à aller chercher plus loin.
Cette série mettant à l'honneur des vampires tourne autour de Sookie Stackhouse (Anna Paquin) qui obtient sans mal le Meredith Grey Award du personnage principal qu'on a le plus envie de gifler au bout de 10 minutes de minauderie. On croit (à tort) que son passage à tabac de l'épisode 2 a été commandité par un scénariste qui a été effrayé par tant de niaiserie et qu'elle va mourir pour laisser les autres persos briller (comme le fabuleux Lafayette, l'idiot Jason ou la rebelle Tara) mais non: elle revient. Et elle se la raconte en plus ! Elle prend la confiance au fil des épisodes, tel Seyar dans les Chevaliers du Zodiaque, les météores et la mythologie en moins. Encore que. (spoiler).
La saison 2 est un exemple parfait de fillers pas utiles qui permettent de diluer les 2-3 bonnes idées qui ont réussi à se frayer un passage à l'écran. Elle devrait d'ailleurs servir dans les écoles d'écriture comme ce qu'il ne faut surtout pas faire.
Bref, Trueblood, c'est la moiteur du bayou, le slang cajun, une ambiance mortelle de l'amérique profonde et globalement un univers riche complètement gâché par la facilité de l'héroïne gourdo-pimbeche qu'on place pour attirer le chaland et des scènes vaguement hot qui ne mettront en émoi que les moins de 14 ans. Je serais un otaku, je crierais au fan service tellement c'est flagrant.
Ca donne vraiment l'impression que les scénaristes ont du faire des concessions pour monter leur machin et manque de bol, ils ont choisi les mauvaises.