Voilà la saison 1 de True Detective vient de s'achever. Je reste sonné, comme si l'atmosphère lourde et enivrante de la série m'accompagnait encore. Que dire sur cette série où tout a déjà été dit ? D'abord un constat, True Detective n'a duré que 8 épisodes, et pourtant, j'ai l'impression de la suivre depuis des années. Dès le premier épisode la série m'a accroché pour ne plus me lâcher. Une fois le dernier épisode vu, je peux enfin dire que la série a toujours été cohérente, non l'ultime épisode ne renferme pas en son sein un retournement de situation, et je dois dire tant mieux. Car la série s'inscrit dans la réalité, une réalité poisseuse à l'image des bayous. Cette même réalité qui a décrit le destin à la fois tragique/magnifique mais aussi pathétique des deux héros. Comme pour nous, une fois l'enquête close, la vie continue, mais quelle vie ? La dernière scène de True Detective nous livre un message, par l'intermédiaire de ce vrai philosophe qu'est Rust, la lumière, le bien semble avoir triomphé. Et cette conclusion n'est pas mièvre, elle est magnifique, comme l'ultime monologue de Rust. Au final, l'enquête policière passe comme un moyen de découvrir le vrai visage de Marty et de Rust, elle leur permet d'enlever leur masque, de retrouver le bonheur, ou du moins des certitudes sur leur vie qui s'est égarée au cours de ces 17 années d'investigations. Oui car avant tout, True Detective est une histoire humaine, tragique, sombre mais terriblement belle.