Pleine de répliques formidables, mais aussi habile, dense et, au fil des épisodes, profondément émouvante. Il a fallu du temps et beaucoup d’exposition pour que ce drame démarre : un groupe de vieux amis, tous âgés de plus de 70 ans, qui ne se retrouvent désormais qu’aux enterrements, scellent, ivres lors d’une veillée funèbre, un pacte selon lequel ils ne se laisseront pas souffrir comme le pauvre Dennis, mort misérablement d’un cancer. Mais une fois le cadre installé, c’était captivant, et assez brutal.
Truelove est une série rare, capable de mêler des éléments de thriller à une véritable force émotionnelle. Pour commencer, elle adopte très vite la structure d’un thriller. Le fait qu’elle aborde tant de questions liées au vieillissement, à la maladie et à la mort d’une manière plus factuelle que larmoyante est une réussite. Réfléchie, d’une drôlerie revigorante et magnifiquement interprétée. Truelove est par endroits plutôt grandiose, malgré le sujet. Elle accomplit aussi cette chose trop rare : dépeindre des personnes âgées comme intéressantes, complexes, et toujours prêtes à sacrément bien s’amuser.