La saga culte de David Lynch et Mark Frost mériterait plusieurs visionnages pour en comprendre toute la complexité.
Car sous ses airs de soap-opera se cache une œuvre extrêmement dense où la métaphysique et le fantastique se mêlent aux enquêtes de Dale Cooper.
Adoptant un style, une esthétique, une musique jazzy et une interprétation globale rappelant les années 50-60.
La série va multiplier les histoires parallèles des habitants de Twin Peaks. Si certaines sont accessoires, d'autres sont essentielles à la compréhension des intrigues.
La série demeure tout de même inégale dans son déroulement et peut se diviser en deux parties bien distinctes : l'affaire Laura Palmer et l'affaire Windom Earle, personnage au demeurant antipathique et insupportable.
Si la première, une enquête policière matinée de mystère et d’étrange qui demande une attention de tous les instants s’avère passionnante.
La seconde retombe quelque peu au niveau de l’intérêt. En effet, les petites histoires terre à terre se succèdent, délaissant peu à peu tout le mystique de la première partie.
Mais heureusement que la série se termine par un épisode directement sorti de l'esprit de David Lynch qui justifie à lui seul le visionnage du show.
Car tous les symboles et les indices disséminés tout au long des 29 épisodes se dévoilent dans ce climax, mais encore faut il pouvoir les interpréter.
D'où le sentiment de fascination qui émane de cette série qui donnera peut être les réponses aux questions laissées en suspens dans une ultime saison en 2017.