Une belle histoire pourrait se voir comme l’histoire de presque trois couples formant une bande d’amis.Or les deux couples bien installés servent de miroir à celui qui est célibataire depuis cinq ans et pourrait se « recaser ». Une joyeuse sarabande à six où le spectateur aime ces méli-mélo relationnels où la raison des casés se heurte à la raison des casables. Et celui ayant une relation extra-conjuguale n’est pas plus avancé que celui dont la femme attend leur premier enfant. Sans caricaturer ni rendre l’ensemble trop guimauve, les créateurs d’une belle histoire rendent leur série sympathique et pas si générationelle que prévue. Les deux premiers épisodes donnent envie de voir la suite car leur grande qualité est de planter le décor sans trop vous prendre le chou.A suivre donc. Beaucoup d’humour dans les épisodes 3 et 4 grâce aux personnages féminins. Mention à Louise Monnot ( Caroline) qui se retrouve à utiliser une appli de rencontres sexuelles et goûte à l’infidélité pendant l’anniversaire de son fils. La « boxeuse entrepreneur » ( Charlotte) éclatant un gros lourd en pleine rue après avoir avalé un kir cul-sec vaut aussi un grand fou-rire. La scène « fil rouge » de la brosse à dent est un moment croustillant de mise en abyme dans le groupe d’amis.Cependant, d’autres moments dessinent le doute, la difficulté de tout dire à son conjoint avec tact et offrent une radiographie plutôt habile des rapports hommes-femmes de nos jours.