Vice Principals traite d'une compétition pour devenir principal à la place du principal.
Et dans l'arène de la bassesse, on retrouve Danny McBride, aussi à l'initiative de la série, en petite ordure détestable à l’ego surdimensionné, exemple caricatural du petit chef en mal d'emprise sur sa vie qui reporte tout sur son ambition professionnelle.
Face à lui, Walton Goggins brille de la même ambition dans un registre légèrement différent puisque hanté par le dieu de la fourberie.
Aussi arrogants l'un que l'autre, nos deux rivaux vont user des stratagèmes les plus abjectes pour venir à bout d'un proviseur tenace dans une première saison assez sympathique qui rappelle immédiatement les frasques d'un certain Kenny Powers.
Parfois drôle, tantôt touchant, Vice Principals rappelle inévitablement l'ancienne star du baseball imbue d'elle-même et réussie sur le même registre à faire cohabiter des personnages odieux qui n'en restent pas moins attachants lorsqu'ils récoltent ce qu'ils ont semé. Et si la première saison arrive à tirer son épingle du jeu, c'est véritablement dans la deuxième partie en 9 épisodes que l'on va monter crescendo dans un intrigue secondaire mais qui permet de laisser exploser la pression emmagasinée jusque là. Les 3 derniers épisodes concluent d'ailleurs l'ensemble avec un concentré de gags et de répliques qui fusent pour un baroud d'honneur électrisant en forme de bouquet final.
Un divertissement à la sauce McBride, à la fois barré et navrant, composé d'antihéros foireux jusque dans les seconds rôles, où bien entendu, on aime les salops sans limites. Le bon goût reste au vestiaire. Soyons détestables et gardons à l'esprit que seul nos objectifs comptent, quitte à "empiler les cadavres pour arriver jusqu'au sommet".