Les critiques existantes sont suffisamment précises et éloquentes pour en ajouter une nouvelle. Je ne vais donc pas m’attarder inutilement.
Cette série de 8 épisodes se regarde facilement. J’ai beaucoup aimé, même si je rejoins l’avis d’Olivier Quisquater (https://www.senscritique.com/serie/vigilante/critique/301627858) sur le thème surexploité du justicier qui pallie une justice sclérosée par la paperasse et le manque de moyens.
Vigilante tient essentiellement sur les épaules de Nam Joo-hyuk, qui avait fait battre mon cœur dans Start-Up, et surtout Twenty-Five Twenty-One. Il change de registre et çà lui va bien. La réalisation est dynamique et on est vite happé par l’histoire dès le début. Mais on se rend compte que le scénario comporte des trous dans la raquette, que les personnages sont classiques et sans nuances, et que les enjeux ne changent guère ce qui n’est pas gênant lorsque c’est bien écrit, mais ici, pour une production Disney, on aurait pu espérer un peu plus de soin.
Dans ce choix de vengeance où les personnages ne sont pas suffisamment approfondis, le héros laisse parfois entrevoir, dans ses regards et ses silences, une part plus inquiétante… presque celle d’un psychopathe. Une noirceur que l’on retrouve également chez les autres.
C’est la dynamique de la réalisation qui nous emporte bien davantage que le scénario, lequel tient sur un post-it où viennent se coller d’autres post-it représentant les personnages gravitant autour de Kim Ji-yong. La série aurait gagné en originalité en accentuant le duo entre Jo Gang-ok (Lee Joon-hyuk) et Kim Ji-yong : leur binôme vengeur offrait un axe narratif prometteur, riche en répliques et en perspectives complémentaires.
Bref, une série qui se regarde pour ce qu’elle est : une production d’action dynamique, sans temps mort… mais avec des absences d’explications narratives qui laissent un arrière-goût d’inachevé. Au final, un spectacle efficace mais qui s’évapore aussi vite qu’un générique de fin.