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le 22 juil. 2018
SuivreWastworld, un joli gâchis
Après nous avoir offert une première saison intrigante en proposant un univers complexe et original, la saison 2 de Westworld s'enfonce lamentablement dans le wtf à embranchements multiples. Une...
SAISON 1 : (saison 2 plus bas)
Grosse baffe et à beaucoup de niveaux. Attention, spoilers inside
Déjà, le pitch est super cool. Ensuite, l'intrigue est excessivement bien menée. Musicalement, c'est impeccable (et je parle pas que des tubes pop revisités ici et là à la sauce western... avec Radiohead qui tient le haut du pavé). La réalisation est vraiment belle, y a même quelques chouettes idées ici et là. Et puis alors les acteurs, autant j'ai du mal avec l'acteur qui joue le jeune William (sorte de Benjamin Linus jeune), niais et gentiment con, autant Ed Harris en mode vieux connard est parfait. Et Anthony Hopkins est dingue. Ce vieux sage, enfoiré d'une autre époque, qui dit tout avec un rictus. Et cette diction. Quelle présence, c'est incroyable.
Niveau histoire, autant j'avais vu le coup que certains des "héros" censés être humain allaient se révéler être des robot, autant la double timeline, je ne l'avais pas vu venir. J'étais vraiment sur le cul. Et ce malgré les indices (El Lazo qui se retouve dans les 2 timelines ne m'a pas choqué, surtout qu'on découvre le El Lazo dans l'histoire du jeune William juste après que le vieux William l'égorge pour donner son sang à Teddy. Ou tous les tête à tête avec Dolores alors qu'elle est en pleine action juste avant).
La dernier épisode est d'ailleurs dantesque parce que tout du long, je me suis dit que Ford tenait toute l'histoire, savait exactement ce qui allait se passer et controlait tout. Mais finir comme ça ? Incroyable.
Je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre pour la suite. Le mot que donne Felix à Maeve sur l'emplacement de sa fille est très curieux, parce qu'il indique "Park 1". Y aurait-il plusieurs parcs ? Et puis autre-chose : Logan, l'acolyte du jeune William, il a quand même pas mal de trait commun avec le desperados qui essaie de s'enfuir avec Maeve, non ? Ca m'a troublé toute la série.
Et au fond de moi, je continue de penser qu'il s'agit d'une histoire complète, et que ce "WestWorld" ne fait partie qu'un d'une "Narrative" plus complète, dont le début serait le parc WestWorld, et dont la rebellion de Maeve, la fin au banquet, etc, ne seraient que des chapitres d'une histoire, d'un autre parc à thème.
En tout cas, plus globalement, et j'espère qu'ils tiendront cette ligne, la grande force de la série c'est qu'à aucun moment elle ne parle de l'extérieur de WestWorld, de notre monde à nous en quelques sortes. On a rien à quoi se raccrocher. Toutes critiques sur le fait qu'il y a 30 ans, ils utilisaient déjà leurs tablettes numériques ultra-développées pour controler les robots, n'est pas bonne car on ne sait pas en quelle année on se trouve. C'est la grande force de la série.
Mais chapeau. Grosse claque, et à tous les niveaux.
La saison 2 arrive courant avril. Vivement la suite.
SAISON 2 :
Bon, je crois que j’ai définitivement bien fait de m’enquiller les 10 épisodes de la saison 2 de WestWorld en 3 jours (tout en rematant le 10è de la saison 1). Parce que vu la complexité du truc, j’aurais été perdu chaque semaine. Dans les premiers épisodes, il y a au moins 3 timelines en même temps, faut quand même s’accrocher un brin. Et même en m’enfilant les épisodes, j’ai du faire des « stop » histoire de remettre mes souvenirs au clair.
Cette saison 2 change par rapport à la précédente. Au-delà du fait qu’on doit atteindre un record du nombre de morts dans une série TV qui n’est pas historique, on est moins dans la répétition des scènes et plus dans l'action elle-même. L’intrigue est assez subtilement distillée. Mais surtout le point fort, c’est tout le périple de Maeve et de ses potes, dans des mondes très divers. Voilà, ça c’est du grand spectacle.
Les différents flashbacks qui permettent d’en savoir plus sur le lancement du parc sont cool (oui, j’aime bien quand on m’explique comment tout cela a été créé) et même si l’on voit le monde extérieur au parc (une des forces de la saison 1), ce n’est pas dérangeant car c’est dans le passé et que rien n’est vraiment dit sur ce monde là.
Les twists narratifs (le retour de Elsie, « Jim » qui vit dans cette pièce blanche depuis des décennies, le vrai but de Delos, etc) ne me semblent jamais là pour épater la galerie mais pour vraiment faire avancer l’histoire.
Le dernier épisode est aussi compliqué qu’épatant. L’ouverture de la porte vers un monde virtuel est parfait, le twist final de Bernard/Hale je ne l’avais pas vu venir, et le coup de William qui en fait subit par sa fille ce qu’il a fait subir à son beau-père encore moins.
Visuellement, c’est quand même grandiose, la réalisation est superbe, les décors sont majestueux, musicalement c’est toujours un plaisir de découvrir quelle chanson est reprise ici ou là, et finir sur Codex de Radiohead (la seule bonne chanson de ‘King of Limbs’ soit dit en passant) a vraiment de la gueule.
Je continue d’être époustouflé par la performance de Anthony Hopkins. Évidemment, on le voit moins que dans la première saison, mais chacune de ses apparitions est un régal sans nom, tant il est juste, brillant avec ce petit sourire en coin. Ed Harris et sa gueule burinée, son air parano, est dans la même lignée.
Mais plus globalement, c’est tout le casting qui est de haute volée. Notamment ceux qui jouent les « hosts », arrivant à faire transparaitre ce côté robot qu’ils sont. Un côté froid, rigide, très léger mais quand même. Je ne sais évidemment pas l’expliquer mais l’idée est là.
Reste le thème général de la série, tellement compliqué à traiter en 4 lignes ici que je m’abstiendrai de le faire, d’autre le feront bien mieux que moi. Mais tout ceci est passionnant, quand bien même, au bout d’un moment, j’ai eu envie d’hurler devant le jusqu’au boutisme morbide de Dolores « MAIS PUTAIN MA GRANDE T’ES UN ROBOT. UNE PUTAIN DE MACHINE BORDEL ! ARRÊTE DE RÊVER MERDE !»
Je ne sais pas ce qu’il faut attendre de la saison 3 (2020 donc), mais je sais quand même qu’il y a pas mal de questions auxquelles il va falloir répondre (quels sont ces 5 « noyaux » que récupère Dolores avant de partir ? Va t-on revoir Ford ? Et surtout, SURTOUT, c’est quoi l’histoire avec William ? A quelle époque il est finalement ? Et sa fille est vraiment morte ? Les dernières images viennent d'AVANT les évènements ou d'APRES ?? ). Et je sais aussi que cette série est aussi complexe que passionnante.
Bref, j'ai adoré.
Créée
le 19 mars 2018
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