Je ne vais pas me farcir cinq épisodes d’une heure juste pour qu’on m’explique ce que signifient "gimmick", "push", pourquoi untel ou unetelle est une star, à quel point c’est dur, etc. On retrouve toujours les mêmes visages, les mêmes discours bien lissés. Aucune interview de mecs un peu marginaux ou atypiques, que des "babyfaces" bien propres, aucun Gunther, pas même une intervention de Liv Morgan, Naomi, LA Knight, Roman Reigns, Seth Rollins. Aucun gars d’NXT, aucun aperçu du travail de HBK, aucune mise en avant des jeunes talents. Juste des superstars installées, visiblement angoissées à l’idée de sortir des projecteurs.
On n’apprend rien. On n’a pas accès aux coulisses réelles de l’écriture ou de la construction des storylines. On ne voit jamais les processus, seulement les décisions finales, sans aucune discussion préalable. À part le petit moment autour de CM Punk qui gagne le Rumble, ou l’idée marrante de Chelsea Green dans la même situation, il n’y a aucun débat réel. Les scénaristes semblent toujours satisfaits de leurs choix, jamais de remise en question, même sur des segments ratés comme l’après-WrestleMania ou l’exploitation catastrophique de Travis et The Rock.
Bref, la série ment sur ce qu’elle prétend montrer. Elle se trompe de cible – ou alors elle communique très mal sur ce qu’elle veut être. À moins que ce soit moi qui n’ai rien compris.