Critiques de Aloysius

Madame Fang

Madame Fang

5

Aloysius

le 25 juin 2018

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Tandis que j'agonise, encore

Je m'engage dans cette critique avec ignorance : c'est, je crois, mon tout premier film chinois (mais non d'extrême-orient), et mon premier Wang Bing (chaudement recommandé par une amie). Je vous fais un mea culpa. Je ne sais rien de Wang Bing. Je ne sais rien de la Chine, de ses mœurs, de la...

Psycho Tropical Berlin

Psycho Tropical Berlin

8

Aloysius

le 17 août 2016

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Sorcellerie de la joie

Parlons un instant d’un album qui a eu une influence cruciale dans mon expérience d’écoute musicale pendant trois ans (en somme, ayant vingt-et-un ans, depuis le début d’une vie « dans la société ») – un objet contradictoire, modeste et ambitieux, moderne et passéiste, rafraîchissant et ringard,...

The Deep Blue Sea

The Deep Blue Sea

4

Aloysius

le 15 sept. 2015

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Tous dans la même barque

The Deep Blue Sea, hélas, n'apporte rien, sinon (ironiquement) une vague contemplation de la mer ennuyeuse et vide de la langueur. Les enjeux sont trop maigres, trop survolés, traités trop timidement, dans un entre-deux bizarre entre humilité et recherche esthétique. Une incertitude chronologique...

Les Promesses de l'ombre

Les Promesses de l'ombre

8

Aloysius

le 28 août 2015

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La terre promise

Direct à la mâchoire, inattendu, voir ou revoir Eastern Promises revient à assister à un match de boxe rapide et nerveux, où on a l'impression parfois de se prendre nous-mêmes les coups donnés. Cronenberg joue franc jeu : formel, rythmé, au service de son récit, son polar pose un Mortensen...

Hyena

Hyena

9

Aloysius

le 7 mai 2015

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"Tu resteras hyène, etc..."

... Se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. "Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux." Difficile de mieux dire que Rimbaud au seuil de sa Saison en enfer, coup de poing dans le champ poétique de son siècle, qualité comparable à celle que...

Boyhood

Boyhood

7

Aloysius

le 1 août 2014

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Métafilm

Un titre de film bien choisi laisse rarement indifférent. S'il a du sens à nos yeux avant de le voir, c'est bien, s'il l'en trouve après, encore mieux ; "Boyhood", ce mot, c'est exactement le film, dans toute la proposition artistique et conceptuelle de son réalisateur, dans le traitement de la vie...