Allez, je reviens vers ma lubie de chroniquer les albums que j'ai écouté lorsque j'étais étudiant et que j'ai retrouvé chez mes parents. J'avais lu une très bonne chronique sur cet album dans un magazine pour ado, ceux-ci estimant que Blur poussait plus loin son départ de la brit pop pour des trucs bien plus noir et plus lo-fi.
Et c'est en partie vraie et pas vrai. On a quand même un son très brit pop avec des tubes guillerets qui font très Blur comme Tender et Coffee and Tv, mais il y a aussi une partie un poil plus hard avec des guitares saturées (Bugman, Swamp Song, B.L.U.R.E.M.I. Trim Trabb) ou des morceaux qui sente un peu le cafard (1992, Mellow, TrailerPark, Caramel) Apparemment Damon Albarn vivait une rupture durant l'écriture de l'album et ça se sent un peu. On sent poindre aussi le son de Gorillaz (sans les parties rappés) dans Caramel ou dans quelques parties de Trim Trabb, en même temps le premier album du side-project s'est formé en parallèle de la création de 13.
En vrai, ça reste un album assez agréable à écouter, notamment le son qui est quand même bien produit plutôt grand public et quelques chansons plus britpop au milieu du tout. (Mais je ressors de Jay Jay Johanson, du coup, tout me semble plus joyeux.) Et puis l'idée du 13 de l'album qui forme un B comme Blur, c'est quand même assez génial.