1916
7.3
1916

Album de Motörhead (1991)

Alors en voilà une rondelle qui vous donnera l’envie de recommencer la clope et de repartir sur la brosse avec, non pas de la Wildcat cette fois-ci, mais de la broue épaisse et noire à 9.5% d’alcool au goût amer d’huile à moteur.

Après quelques galettes qui manquaient d’épices, la Tête de Moteur revient nous canonner les tympans de par son rock’n’roll aux amphétamines avec son album plus ou moins conceptuel sur la Première guerre mondiale : 1916. Celui-ci nommé aux Grammy Awards de 1992 dans la catégorie « meilleure performance métal » se fera voler la récompense par un certain… Metallica, évidemment. On aurait quand même pu leur donner la croix de fer, bref…

Alors, pour rester unoriginally (je sais, le terme est ni français, ni anglais) dans le sujet de la guerre, on a ici de véritables petites bombes typiquement motörheadiènes qui explosent autant que la touffe capillaire de Phil "The Animal" Taylor avec des Make My Day, No Voices in the Sky, Shut You Down, R.A.M.O.N.E.S. et avec la tuerie au front qu’est I’m so Bad (Baby I don’t Care) qui sonnera aux oreilles des féministes enragées (kiss the whip, eat the gun, wham, bam, thank you ma'am, I thought I heard the backdoor slam) comme des ongles riflant un tableau. Fidèle à ses habitudes, le moteur en surchauffe exploite toujours les bons riffs du début à la fin des morceaux et c’est tant mieux. Or, ceci n’empêchera guère le groupe d’expérimenter quelques peu sur des Going to Brazil et Angel City qui sonnent… boogie rock, peut-être ? Mais avec la voix éraillée du leader aux verres fumés, ça passe facilement. Nightmare/The Dreamtime et ses effets dans le chant unique du père Kilmister étonne par son infernale lenteur. Mais pour ce qui est de l’expérimentation, on y plonge vraiment avec la pièce éponyme 1916, ou le quatuor (oui, le temps de cette attaque, ils étaient quatre) se fait vachement moins tapageur car violons, synthétiseurs et percussions seront les seuls instruments utilisés pour ce slow ambiant ; hommage aux (jeunes) soldats morts de cette Grande Guerre.

En conclusion, un album qui se retrouve définitivement dans le top 5 des meilleurs du Moteur qui ne perd en rien son huile malgré les kilomètres s’accumulant au compteur, contrairement à cette chronique qui ne se retrouve probablement pas dans le top 5 de mes plus originales, mais désolé ; en écoutant Motörhead à tue-tête, I’m such a bad writer (Baby I don’t care).

VolcanicWinter
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le 5 mars 2026

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Volcanic Winter

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