Avec ’77 LIVE, Les Rallizes Dénudés livrent un enregistrement qui pousse à l’extrême leur esthétique de saturation et de répétition. Le concert se déploie dans une masse sonore presque continue, faite de guitares abrasives, de distorsions épaisses et d’une batterie martelée sans nuance. L’intention est claire : créer une transe brute, un mur de son hypnotique, sans concession ni souci d’accessibilité.
Mais ici, l’expérience vire à l’épreuve. La qualité d’enregistrement est extrêmement rudimentaire, noyant les instruments dans un brouillard sonore qui empêche toute dynamique réelle. Les morceaux semblent s’étirer indéfiniment sans progression perceptible, et la voix, quand elle apparaît, est reléguée à un murmure lointain. Là où certains y verront un geste radical ou une esthétique noise assumée, l’ensemble donne surtout l’impression d’un chaos indistinct, plus fatigant que fascinant.
Résumé
Un live radical et opaque, réservé aux amateurs les plus patients de bruitisme psychédélique.
🔊 Une déflagration permanente, qui confond immersion et saturation.