Donc Shining en 2018 c'est un mix de Genesis et Bon Jovi / Europe avec un gros son burné moderne pour la FM ? Ah merde alors.
Ce fut ma première synthèse de ce que j'avais entendu, très réducteur, mais dans le cas présent ce n'est pas un mal.
C'est bien la première fois que j'écris une critique en commençant par la fin, mais cette fois ci on est sur un cas très particulier: celui du chanteur/leader voulant faire évoluer son projet vers un plus large publique, avec une manoeuvre bien plus que maladroite.
Pourquoi ? C'est très simple: Jorgen Munkeby a voulu redéfinir la musique du groupe à tel point que l'identité de ce projet n'est plus là: on dégage le saxo, tout ce qui faisait le côté jazzy appliqué sur du metal-indus est viré. Ne reste qu'un gros son indus-electro sur une base de pop.
On est tellement loin de ce qui faisait encore le précédent album, déjà décrié, que l'on peut s'étonner du fait que ce ne soit pas un nouveau projet de ce monsieur. Le seul intérêt d'avoir garder le nom Shining ? Avoir un visuel médiatique, avoir déjà une potentielle fan base.
Alors oui c'est bien fait. Mais il n'est pas le seul à savoir faire dans cette musique easy listening, allant dans les clichés des différents genres ayant déjà empruntés ces sentiers vers le grand public.
Le morceau "Animal" a un refrain typique de la sauce metalcore, d'autres morceaux ont des influences très encrées dans la FM des années 80, un retour dans une esthétique maintes fois réalisé lors de notre décennie, sans pour autant y apporter un plus. Je ne vous parlerai pas de l'auto-t(h)une.
On dirait du Andrew WK qui se prendrait au sérieux: on frôle le ridicule.
Et ce n'est pas cette voix rappelant un Phil Collins version musclée minaudant à la façon d'un Robb Flynn (leader de Machine Head) lorsqu'il veut faire dans le sensuel qui va nous ôter cette idée.
MISE A JOUR: il y a des morceaux que je commence à apprécier, c'est assez FM, énergique, simple mais pas du tout du SHINING !