Capricorn
7.4
Capricorn

Album de Orchid (2011)

Le septième meilleur album de Black Sabbath

Nul besoin d’intelligence artificiel (oxymore) pour pondre le septième meilleur album de Black Sabbath, ce groupe l’a fait mais la question n’est pas là. Aimer la musique d’un groupe est une chose et c’est bien souvent ce qui peut pousser à empoigner soi-même un instrument et à se lancer dans l’aventure. Tout musicien a des influences. C’est bien et c’est normal. Après, on grandit, on vieillit, on change et on digère ses influences. Voyez un peu ça comme une éponge imbibée de mille jus différents. Quand on la presse, ce qui en ressort n’est ni du jus d’orange, ni du jus d’ananas mais du jus de cette éponge là précisément. Si l’éponge n’a été imbibée que de jus d’orange, quand on la presse, il en ressort du jus d’orange et c’est peut-être là le problème de ce groupe. Tout, absolument tout, rappelle le Sab originel. La qualité des compositions, la production, la dextérité des musiciens ne sont pas en cause. Ça joue et chante bien, c’est produit « à l’ancienne » et les chansons sont bonnes (mais peut-être un peu trop pompées sur certaines du Sab).

De deux choses l’une : soit ces musiciens n’ont aucune personnalité artistique propre, aucune vision de ce qu’ils pourraient faire (et ils font donc ce qu’ils peuvent), soit ils sont conscients que jamais, ô grand jamais, ils n’arriveront à la cheville de leurs aînés et donc ils se contente de faire du légo avec le Sab, à déconstruire trois chansons pour en construire une nouvelle. On pourrait audacieusement faire un parallèle avec les évangiles canoniques : il y a en a quatre, point final. Certes, ce qui a été écrit après peu mériter lecture pour ceux que cela intéresse mais cela ne fera jamais parti du canon. Capricorn, c’est un peu un évangile apocryphe des premiers siècles de la chrétienté : cela n’est pas inintéressant mais cela est peut-être réservé aux mordus. Pour le quidam, le néophyte, le Sab suffit. Pour les monomaniaques, il y a Orchid.

Sommes nous monomaniaques ?

Joe-Penhauer
7
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le 5 avr. 2025

Critique lue 9 fois

Joe Penhauer

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