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Après un intéressant « Duke » où le désormais trio réussissait à mêler pop efficace et rock prog’, avec cet album paru l’année suivante, le choix est définitivement fait du pop rock FM. Je ne suis pas des (nombreuses) personnes qui dézinguent Phil Collins à tout-va pour encenser l’ère Peter Gabriel, forcément géniale. Non, j’ai découvert Genesis dans les années 80 et je n’ai découvert les albums avec Peter Gabriel que bien plus tard. Ce ne sont plus les mêmes groupes tout simplement mais, n’en déplaise aux grincheux, « Home by the Sea » par exemple est un immense morceau de l’album suivant. Ils n’ont jamais complétement oublié leurs racines progressives. Bien sûr, c’est le son de l’époque, les synthés ont pris les devants, les batteries sont largement devenues électroniques mais ça n’est pas ce qui pose problème ici. C’est juste le fait que le trio semble franchement en panne d’inspiration. L’album se révèle plat, les morceaux pas désagréables au demeurant, vous entrent dans une oreille pour sortir par l’autre, malgré le talent des musiciens ; c’est d’autant plus triste qu’il avait commencé par un « Abacab » de belle facture qui prendra toute sa dimension en concert.
Pour le reste, ça ne décolle pas : « No reply at all » aurait pu figurer sur le 1er album de Collins mais avec Genesis ça ne marche pas. « Me and Sarah Jane » de Banks ne retient pas plus l’attention. « Man on the Corner », « Like It or Not », « Another Record» pour moi ne valent guère mieux. Allez, on peut sauver « Dodo » et « Keep it dark » mais c’est bien peu. Heureusement, en 82, le trio allait être bien plus efficace avec l’album éponyme et casser la baraque, revenant à de vrais morceaux prog’ (« Home by the sea » et ses deux parties…) mélangés à la pop (« Mama », « Illegal Alien », « That’s all »…). Loin d’être honteux bien sûr mais pas mémorable. Un bon morceau pour huit moyens, ça ne suffit pas. C'est ce qui ne me permet pas d'aller à la moyenne et pourtant, j'aime ce groupe.
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le 12 avr. 2026
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