J'avais écouté cet album dès sa sortie, et j'ai été déçu.
Le son est résolument plus électronique, et bien plus grand public. Mais ils ont perdu ce quelque chose pour se fondre dans des mélodies beaucoup plus simples et répétitives, qui passent bien à la radio.
Fait chier.
Ma critique est peut-être un cliché ambulant, mais c'est comme ça. Absolution témoigne d'une brisure, d'une cassure avec le Muse d'avant. C'est dès lors un Muse plus sérieux que l'on écoute, plus aucun psilocybe n'est détecté. D'ailleurs, le titre "Absolution" indique que leur ancien son aurait été un péché...
Bien sûr, je ne réduis pas le son du Muse des débuts à la consommation de produits, c'est plutôt une tournure plus "adulte responsable" que prend le groupe, quelque chose de plus global et dans son sens le plus prosaïque, dans son sens le plus sérieux. Et, donc, moins expérimental. Ou plutôt, l'aspect expérimental est désormais sévèrement encadré. Il y a de l'argent en jeu, et tout et tout.
En tout cas, c'est l'impression que j'en ai.
Même si c'est de l'électronique fade, ça reste Muse qui souhaite faire quelque chose d'unique, on ressent ce souhait de traiter musicalement de problèmes complexes. Muse n'a pas perdu cette fibre. Manquerait plus que ça. Du coup j'ai mis plus que la moyenne.
J'ai écouté cet album plusieurs fois lors de sa sortie, puis c'est tout, je m'en suis retourné écouter leurs trois premiers albums en boucle, comme pour me consoler dans mon coin, comme le fan triste que j'étais.
Je n'ai pas écouté les autres albums suivants, je sais que j'écouterais la même recette à base d'électronique. Est-ce que Muse arriverait, s'ils le souhaitaient, à concilier le Muse des débuts avec leur mentalité plus grave d'aujourd'hui ? Le souhaitent-ils ? Ou bien c'est juste mon petit souhait narcissique de fan toujours subjugué par le Muse des premiers albums ? C'est mon petit souhait. Muse, je vous souhaite le meilleur à l'avenir, au revoir.