J'avais abandonné les Arctic Monkeys après leur deuxième album, écoutable mais moins bien que leur entrée en matière. Je m'étais dit qu'il seraient un de ces groupes anglais ayant tout donné au premier album sans confirmer. Et que ce n'était pas grave (coucou les Stone Roses). Et j'ai découvert AM sur le tard. Alex Turner et sa bande avaient donc pondu un album rempli à ras bord de bangers comme un What's the story, morning glory ? et j'avais loupé ça ? Ce désir-là a mis de côté un des fans de la première heure mais il n'y a pas de mal à écrire des chansons accrocheuses pour percer aux States tant que l'on ne recourt pas à de grosses facilités.
Surtout que l'album est autant imprégné du RNB que de l'influence de Josh Homme, Do I wanna know ? pouvant être décrit comme le croisement du Stoner, du Glam et la manière de travailler de Timbaland. Et côté textes Turner maintient son exigence, avec Morrissey au service et Ray Davies au smash. Il y a le sens du détail qui immerge dans une situation, fait partager le ressenti émotionnel des meilleurs paroliers anglais. Comme lorsque le narrateur relève le col de sa veste en cuir avant de tenter sa chance avec une habituée de No. 1 Party Anthem. Ou lorsqu'un amour avec une ex aurait pu selon le narrateur devenir un lien comparable avec la fraternité entre mafieux chez Martin Scorsese (Knee Socks).
Voilà un cinquième album ressemblant à un deuxième premier album.