Americana, c’est Neil Young et Crazy Horse qui plongent dans le répertoire traditionnel américain pour en livrer une version brute, électrique, parfois dérangeante — mais profondément habitée. Dès le départ, on sent que l’intention est forte : redonner vie à des chants populaires en y insufflant une colère sourde, une énergie presque punk. Ce n’est pas un album de reprises classiques, c’est une relecture engagée, presque militante.
Musicalement, le son de Crazy Horse est bien là : lourd, saturé, répétitif… parfois un peu trop. Certaines chansons finissent par se ressembler, et l’album peut sembler un peu monotone sur la durée. Mais malgré ces longueurs, on sent une vraie sincérité dans la démarche. Young ne fait pas dans la nostalgie facile — il politise, il secoue, il questionne.
C’est une œuvre clivante, pas forcément accessible, mais qui mérite d’être écoutée pour ce qu’elle essaie de dire — et surtout pour la manière dont elle le dit. Personnellement, je lui donne un bon 7 sur 10.