À la première écoute, j’ai compris que ce n’était pas un album de Post Malone mais bien d’Austin Richard Post. Un disque de confidences.
L’album avance par contrastes : l’aisance détendue de Too Cool To Die ou Speedometer, la mélancolie masquée par des rythmes lumineux dans Mourning, Socialite ou Chemical, puis la gravité frontale de Don’t Understand, Overdrive ou Laugh It Off.
Ces nuances prennent tout leur sens à la réécoute. Chaque titre livre un détail qui change la perception : une intonation, une image, des mots qui pèsent. Les thèmes sont simples mais bien abordés (excès, amour, doute) et traités avec une sincérité singulière.
Austin n’est pas un album qui se livre tout entier d’emblée : il se laisse approcher, puis finit par s’installer durablement.