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Ils n’avaient pas encore d’album pressé. Lors de leur première parisienne sur une scène partagée, les Gogo Penguins avaient suscité un enthousiasme immédiat. Esbjorn Swensson nous avait laissé orphelins quelques années plus tôt. Ils prenaient comme le relai de ce Jazz armé pour animer une scène plus large, pour convier au banquet de cette musique toujours en hybridation qu’est le Jazz une foule nouvelle. La touche électro du groupe, qu’on pensait d’abord portée essentiellement par la mécanique Drumbeat de Turner, a néanmoins très vite pris le pas sur cet héritage. Le groupe gagnait certes toujours en popularité. Mais l’on trouvait personnellement que son spectre s’amoindrissait, les motifs d’Illingworth au piano étant de plus en plus asservis à la boucle. Le départ de l’humble et néanmoins étincelant Robert aura eu finalement raison de notre attachement.
Aussi quelle joie de le retrouver aujourd’hui, jeu de chaises musicales, en remplacement sur la formation Mamals Hand des frères Smart. Son jeu est toujours aussi enthousiasmant. Et il regagne là un écrin plus riche, le jeu de Nick au piano étant moins fermé, s’autorisant à plus lyrisme (à l’image de ce que proposait Chris à l’aube de Gogo, Nick ne sacrifie pas tout à l’efficacité de la boucle, osant déployer une mélodie ou une impro en duo avec le frérot), le sax de Jordan invitant à explorer des territoires plus ouverts (Nick sur sa contrebasse avait assurément moins de moyens armé de son seul archet).
Sans faire affront aux frères Smart qui ont réussi leur casting (et bien relancer leur projet en changeant au même moment de Label), comme la joie de retrouver un Gogo revitalisé (on invite tous les fans du dit groupe à se pencher très vite sur cet LP). La présence de Jordan et son sax devrait raisonnablement, on l’espère, les préserver de succomber à la tentation d’une signature Electro trop affirmée dans laquelle s’est malheureusement enfermé Gogo, Chris ne produisant plus que des boucles, pour la satisfaction d’un nombre toujours plus grand, mais au dépend de leur musique.
Longue vie aux Mammal.
Créée
le 28 févr. 2026
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